
Au lever du soleil, nous doublons la pointe de Salema, au sud de Ténérife. Le vent a faibli. Nous sommes escortés tantôt par les ferries, tantôt par les dauphins et même par un groupe de globicéphales.
Mais le vent forcit rapidement. En quelques minutes, la mer devient forte, l’écume et les embruns nous fouettent de plus en plus fort, nous bataillons durant 2 heures sous deux ris. Jean-Jacques a abandonné depuis longtemps l’épluchure des pommes de terres et de l’intérieur du bateau François joue au cinéaste afin de fixer sur la pellicule ces moments forts, au péril de ses bosses.
Devant le port, Paul a un pressentiment : il n’y aura pas de place pour nous. Nous nous amarrons provisoirement et en effet, lorsqu’il revient de la capitainerie avec Olivier, il nous indique que nous devons partir. Ambiance catastrophe. En fait c’était une blague : Pétra, l’hôtesse d’accueil, très charmante, nous annonce qu’une place nous est réservée et que la télévision canarienne veut filmer la manœuvre et nous interviewer.
« Vous n’avez pas de femme à bord ? »
Mais nous vous attendions, réplique Paul avec répartie. Hilarité générale.
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