samedi 22 novembre 2008

Jeudi 20 novembre - Journal de bord

Au petit déj. quelques gouttes de pluie nous valent un bel arc en ciel et des couleurs contrastées sur San Sébastian de La Gomera.
Départ prévu dès que l’avitaillement sera réalisé et le blog alimenté.
En route vers Dakar pour 5 à 6 jours de mer selon nos calculs.
A bientôt sous les tropiques.

Mercredi 19 novembre - Journal de bord

Tour de l’île en monospace de location. Gomera est une île volcanique au relief très accidenté. Tout le centre est occupé par un Parc Naturel. Cinq vallées principales :
- Hermigua, région agricole : bananerais (les célèbres « Canaries »), vignes et légumes.
A El Cedro, Olivier repère quelques ânes. Eleveur d’ânes, il ne peut s’empêcher de leur offrir quelques pommes.
Dans le secteur, beaucoup de forets et une température bien inférieure à celle de le côte.
- Agulo, avec une superbe vue sur la mer, et un resto « routier » surplombant la vallée, où nous dégustons un excellant ragoût de chèvre et thon frais. Un vrai régal, au milieu des ouvriers et des ouvrières du chantier de la route
- Vallehermosa où nous achetons du vin dans une cave
- Valle Gran Rey, sans grand intérêt
- Alajera, avec le seul aéroport de l’île, dont la piste est plus proche de celle d’un porte avion que de celle du Bourget.

Mardi 18 novembre - Journal de bord


Au lever du soleil, nous doublons la pointe de Salema, au sud de Ténérife. Le vent a faibli. Nous sommes escortés tantôt par les ferries, tantôt par les dauphins et même par un groupe de globicéphales.
Mais le vent forcit rapidement. En quelques minutes, la mer devient forte, l’écume et les embruns nous fouettent de plus en plus fort, nous bataillons durant 2 heures sous deux ris. Jean-Jacques a abandonné depuis longtemps l’épluchure des pommes de terres et de l’intérieur du bateau François joue au cinéaste afin de fixer sur la pellicule ces moments forts, au péril de ses bosses.
Devant le port, Paul a un pressentiment : il n’y aura pas de place pour nous. Nous nous amarrons provisoirement et en effet, lorsqu’il revient de la capitainerie avec Olivier, il nous indique que nous devons partir. Ambiance catastrophe. En fait c’était une blague : Pétra, l’hôtesse d’accueil, très charmante, nous annonce qu’une place nous est réservée et que la télévision canarienne veut filmer la manœuvre et nous interviewer.
« Vous n’avez pas de femme à bord ? »
Mais nous vous attendions, réplique Paul avec répartie. Hilarité générale.

Lundi 17 novembre - Journal de bord


Le matin tournée des accastilleurs à la recherche entre autres du fanion et des cartes du Sénégal. L’après midi, pause du bimini, taud de cockpit, qui va donner à Ca Passera un petit air bourgeois et nous protègera des rayons du soleil africain. Afin de rendre la vie à l’extérieur encore plus confortable, nous fabriquons une table qui nous permettra de prendre agréablement nos repas et petits déj.
Le soir, avant de partir, Paul tient à honorer la tradition des «globe-flotteurs »: laisser une trace de notre passage en réalisant la peinture du logo du Ca Passera sur le quai, juste à côté de celui de « La Boudeuse ». Ami si tu passes ici…
Nous pouvons maintenant larguer les amarres et mettre le cap vers l’île de La Gomera.

Dimanche 16 Novembre- Journal de bord

Grosse journée technique : frein de bôme à installer, halle bas de bôme à réparer car les rivets ont cédé, changement de la girouette, vidange moteur et remplacement filtre à huile, plein d’eau et de gas-oil, nettoyage du pont, …, c’est fou le travail de bricolage qu’il peut y avoir sur un voilier. D’ailleurs le coq au vin est servi à 16h !
Apéritif pris avec un couple de couseranais, qui ont pris une année sabbatique et se dirigent vers les Antilles.
Avant le coucher, nous faisons le tour des pontons pour admirer quelques superbes voiliers en escale avant la traversée de l’océan. Ambiance cosmopolite, car Ténérife est une plaque tournante pour les «tournemondistes » : à tribord nous avons un voilier russe et à bâbord un suédois.

Samedi 15 Novembre - Journal de bord


Nous avons laissé Lanzarote sur bâbord et filons sud ouest sur Ténérife. Nous passons au large de l’île de Fuerteventura et il nous faudra encore une bonne journée de navigation pour atteindre le port de Santa Cruz de Ténérife.
A la tombée de la nuit, nous arrivons au cap de l’île et une heure après nous sommes au ponton. Olivier, notre nouvel équipier, nous rejoint. Il est ici depuis deux jours et il nous présente l’île qu’il a eu le temps de visiter. Il nous sera précieux, car il parle couramment la langue de Cervantès.
En ville, nous tombons sur un super resto, style marine à voile du XIX, où nous retenons une salle à manger particulière. Nous dînons tels des ambassadeurs reçus au château arrière réservé au capitaine.

Vendredi 14 Novembre - Journal de bord

La nuit n’est pas très facile, la mer est forte et le bateau reçoit la houle de travers. La vie à bord devient moins confortable et on récupère moins bien les quarts de veille. Le mal de mer revient chez certains et on paye les trois jours de rêve passés à Sidi Ifni qui nous ont « désamarinés » et en plus on a le blues d’avoir laissé Bruno et Jacky sur le quai après avoir partagé des moments très forts. On est parvenu, au sein du groupe à un équilibre de vie entre personnes si différentes. Cela est certainement dû à notre volonté commune, ce qui passe par des choses simples, comme la politesse et la courtoisie au quotidien, la division des tâches, la confiance dans les capacités des autres équipiers. Les moments difficiles de long de la descente des côtes espagnoles nous ont soudés. Par mauvais temps, le barreur se sent en effet responsable des autres. Mais c’est également la richesse de la rencontre. La joie de vivre de Bruno, ses imitations, nous manquent, comme la gentillesse et la chaleur de Jacky, son dévouement et sa rage d’avoir manqué de si peu ce superbe thon de 30 kg !

Et ainsi vaillamment, Ca Passera continu sa route, avec un bon vent et nous arrivons en fin de soirée à hauteur de Lanzarote après un beau coucher de soleil entre les îles. Très beau tableau, comme chaque fois que l’on découvre une nouvelle île.
Le relief volcanique des Canaries a donné à l’Espagne son point plus haut sommet : le pic Teide, qui culmine à 3715m.

Jeudi 13 Novembre - Journal de bord

Ravitaillement pour le départ. Le marché nous fournit légumes, fruits, poissons, poulets,…à gogo et de qualité.
Je fais le tri des photos pour Bruno qui rentre avec Jacky et les adressera à Violaine avec plus de rapidité que la connexion Internet locale. A midi, ultime pique nique sur le quai, près du bateau.
Retour très attendu des officiels, qui mettent autant de zèle que d’amabilité à faire semblant de fouiller le bateau. Paul piaffe d’impatience, car la marée, elle, n’attend pas.
Dernier gorgeon du dernier Muscat de Jeannot. Adieux déchirants avec Bruno et Jacky, avec qui nous avons partagé tant de choses. Jean Jacques les remplace et fait ses premiers milles à la barre. Cap sur les Canaries.

mercredi 19 novembre 2008

SMS du 19 Novembre

Oui super on e au knari, tnrif puis la gomera, c mimi. on part demain pour Dakar 6 jours de mer. Bises à tous.
Je vous la refait :
Oui super, on est aux canaries, Tenerife, puis la gomera, c'est mignon...

Sidi Ifni





Gibraltar




Navigation en Espagne




L'Equipage en photo




mardi 18 novembre 2008

Dimanche 16 Novembre - Tenerife

J'ai eu mon cousin Paul au téléphone et mon cher oncle François. J'suis ben contente d'être leur Webmister !! Cela me permet du direct de temps en temps. Bon, passons...
Ils sont à Tenerife et partiront Mercredi pour Dakar. Devant eux 6 à 7 jours de mer... et là, je les sens vraiment heureux !!
Ca fait du bien de décrocher.
François dit de Paul : "Il est génial ton cousin"... Je ne lui ai pas dit mais je le savais déjà.
Paul me dit de François : " Ton oncle a retrouvé une seconde jeunesse, et tu verras quand nous serons au Sénégal il croira avoir 20 ans"... Ou quelques chose comme ca. Tout baigne donc.

dimanche 16 novembre 2008

Soirée dans les salons privés de l'Hierbita




On apercoit, dans la brume, les visages des deux tontons.
Allé, je la mets quand en ligne cette photo, on devine leur mine heureuse.