dimanche 14 décembre 2008
FLASH SPECIAL - FAFA en UNE
Vendredi 5 Décembre - Journal de bord.
Dernière journée de préparation du bateau, car nous le quitterons définitivement demain matin.
Depuis notre départ de Sète, nous avions remarqué qu’il y avait régulièrement de l’eau dans les cales du bateau et prenons la décision de tout démonter afin de trouver l’origine de la fuite.
Après avoir tout inspecté, nous constatons que le système de refroidissement du moteur fuit. Quelques colliers à resserrer et c’est réglé. Par contre, il faut écoper de l’eau mélangée à du goudron (la peinture qui devait protéger la coque a été dissoute par du gasoil) et ce n’est pas une partie de plaisir…
Avec Saliou, nous allons au village réserver un taxi pour demain et là encore les prix flambent et sont multipliés par 3. Plus d’1/2 h de palabres pour arriver à une entente. Ceci dit, je me fais un peu de soucis, car le véhicule, un break 504 de 7 places, est au bout du rouleau : il ne démarre pas, les portes ne ferment plus et je n’ose imaginer le nombre de km parcourus !
L’après midi, Saliou apprend à manœuvrer l’annexe et à se servir des rames. Dans la foulée, Paul lui donne sa première leçon de natation après l’avoir équipé du gilet de sauvetage.
Depuis notre départ de Sète, nous avions remarqué qu’il y avait régulièrement de l’eau dans les cales du bateau et prenons la décision de tout démonter afin de trouver l’origine de la fuite.
Après avoir tout inspecté, nous constatons que le système de refroidissement du moteur fuit. Quelques colliers à resserrer et c’est réglé. Par contre, il faut écoper de l’eau mélangée à du goudron (la peinture qui devait protéger la coque a été dissoute par du gasoil) et ce n’est pas une partie de plaisir…
Avec Saliou, nous allons au village réserver un taxi pour demain et là encore les prix flambent et sont multipliés par 3. Plus d’1/2 h de palabres pour arriver à une entente. Ceci dit, je me fais un peu de soucis, car le véhicule, un break 504 de 7 places, est au bout du rouleau : il ne démarre pas, les portes ne ferment plus et je n’ose imaginer le nombre de km parcourus !
L’après midi, Saliou apprend à manœuvrer l’annexe et à se servir des rames. Dans la foulée, Paul lui donne sa première leçon de natation après l’avoir équipé du gilet de sauvetage.
Libellés :Beau comme un sou (marin) tout neuf
Journal de bord "Ca passera"
Jeudi 4 Décembre - Journal de bord
A 6h, tout le monde debout ; il s’agit de faire vite pour ne pas manquer le 1er bac qui part à 7h30. Bien sûr, le temps de faire la toilette, de prendre le petit déj. et de relier le ponton avec l’annexe dont le moteur ne fonctionne toujours pas, nous sommes à la bourre ! C’est donc au pas de course que nous avalerons le km qui nous sépare de l’embarcadère et nous montons juste à temps sur le bateau.
Ensuite, un bus nous conduit jusqu’à Fatick. Il est bondé et nous avons même des chèvres sur le toit. A mes côtés, une jeune maman tient son petit garçon contre son sein ; il est curieux, très sage, et me regarde avec attention : il n’a pas dû voir beaucoup de personnes à la peau blanche !
Arrivés à la gare routière, il nous faut maintenant prendre un mini bus jusqu’à Kaolack. Ce sont des 19 places et ils ne partent que lorsqu’ils sont pleins. Nous avons de la chance et rapidement nous prenons la route. Celle-ci est en mauvais état et par endroits les nids de poule sont tellement importants que les conducteurs doivent emprunter les bas côtés. Ceci dit, notre chauffeur est prudent et ne nous a causé aucune frayeur.
Arrivés à Kaolack, sur la place centrale, je (Didier) me renseigne pour savoir dans quel bâtiment se trouvaient les établissements Vézia. C’est là que j’ai passé mes premières années, à l’époque où mes parents travaillaient au Sénégal. Aujourd’hui, l’immeuble est occupé par deux banques. Le directeur du Crédit Mutuel, prévenu de ma visite, m’autorise à circuler dans les parties extérieures et je prends de nombreux clichés pour la famille. Un vieil habitant du quartier, qui a bien connu l’époque où la Sté Vézia était en activité, me sert de guide.
Ensuite, direction le port, où mon père s’occupait de l’expédition d’arachides par bateau vers la France. On devine que l’activité économique a été florissante à l’époque : les quais sont vastes et il reste encore de grands hangars en mauvais état, qui ne semblent plus utilisés.
Par contre, de l’autre côté du fleuve, les salins semblent très actifs et on nous indique que le transport du sel se fait à l’aide d’un bateau qui remonte le Sine Saloum et embarque 2 500 T à chaque voyage.
Arrêt à l’Hôtel de Paris, bel établissement créé dans les années 40 et qui était à l’époque le lieu de RV des français travaillant à Kaolack. Ils s’y retrouvaient le week-end autour d’une bonne table.
Nous sommes reçus par le directeur, un italien, qui nous retrace l’évolution de la ville, depuis l’époque où les français y travaillaient (ils étaient 6 000 !), à aujourd’hui. Il nous invite également à regarder d’anciennes photos accrochées au mur et j’y retrouve le port avec des montagnes d’arachides prêtes à être expédiées.
Visite ensuite du village artisanal où l’on trouve surtout des sculpteurs, bijoutiers et tisserands.
Après déjeuner, nous cherchons un taxi pour Sorokh et Saliou doit négocier ferme, certains nous demandant 2 fois le prix habituel, d’autres 3 ! Finalement, c’est en taxi brousse 7 places que nous continuerons notre périple. Premier objectif, le village de Mbamane où habite la femme de Saliou. L’accès se fait par la piste et l’habitat change totalement car il n’y a que des cases.
Notre arrivée ne passe pas inaperçue et j’imagine que ce n’est pas tous les jours qu’un taxi débarque ici avec des toubabs.
Nous faisons connaissance avec Saly et les membres de sa famille, ainsi qu’avec la petite Coumba Ndoffane, qui a tout juste 2 mois et dont Saliou, le papa, est très fier. Autour d’eux, beaucoup d’enfants et bien sûr on nous demande de faire des photos souvenir.
Puis, départ pour le village de Sorokh, toujours par la piste. Nous essayons de deviner le nom des arbres et autres plantes qui poussent dans la savane et croisons deux beaux troupeaux de zébus. Les bêtes sont en bon état car l’herbe n’a pas manqué du fait qu’il a eu beaucoup d’eau lors de la saison des pluies.
A Sorokh, Saliou nous présente sa famille. Là aussi notre arrivée crée la surprise et tous sont heureux de le retrouver et de nous accueillir. Ses belle-sœur sont là, les unes occupées à piler le mil, les autres faisant la toilette des petits ou les massant. Il règne une ambiance paisible et harmonieuse et leurs faibles moyens n’altèrent en rien leur bonne humeur.
Comme nous devons revenir dans deux jours, nous ne nous attardons pas, car le dernier bac est à 18h30. D’ailleurs, nous l’attraperons de justesse.
Ensuite, un bus nous conduit jusqu’à Fatick. Il est bondé et nous avons même des chèvres sur le toit. A mes côtés, une jeune maman tient son petit garçon contre son sein ; il est curieux, très sage, et me regarde avec attention : il n’a pas dû voir beaucoup de personnes à la peau blanche !
Arrivés à la gare routière, il nous faut maintenant prendre un mini bus jusqu’à Kaolack. Ce sont des 19 places et ils ne partent que lorsqu’ils sont pleins. Nous avons de la chance et rapidement nous prenons la route. Celle-ci est en mauvais état et par endroits les nids de poule sont tellement importants que les conducteurs doivent emprunter les bas côtés. Ceci dit, notre chauffeur est prudent et ne nous a causé aucune frayeur.
Arrivés à Kaolack, sur la place centrale, je (Didier) me renseigne pour savoir dans quel bâtiment se trouvaient les établissements Vézia. C’est là que j’ai passé mes premières années, à l’époque où mes parents travaillaient au Sénégal. Aujourd’hui, l’immeuble est occupé par deux banques. Le directeur du Crédit Mutuel, prévenu de ma visite, m’autorise à circuler dans les parties extérieures et je prends de nombreux clichés pour la famille. Un vieil habitant du quartier, qui a bien connu l’époque où la Sté Vézia était en activité, me sert de guide.
Ensuite, direction le port, où mon père s’occupait de l’expédition d’arachides par bateau vers la France. On devine que l’activité économique a été florissante à l’époque : les quais sont vastes et il reste encore de grands hangars en mauvais état, qui ne semblent plus utilisés.
Par contre, de l’autre côté du fleuve, les salins semblent très actifs et on nous indique que le transport du sel se fait à l’aide d’un bateau qui remonte le Sine Saloum et embarque 2 500 T à chaque voyage.
Arrêt à l’Hôtel de Paris, bel établissement créé dans les années 40 et qui était à l’époque le lieu de RV des français travaillant à Kaolack. Ils s’y retrouvaient le week-end autour d’une bonne table.
Nous sommes reçus par le directeur, un italien, qui nous retrace l’évolution de la ville, depuis l’époque où les français y travaillaient (ils étaient 6 000 !), à aujourd’hui. Il nous invite également à regarder d’anciennes photos accrochées au mur et j’y retrouve le port avec des montagnes d’arachides prêtes à être expédiées.
Visite ensuite du village artisanal où l’on trouve surtout des sculpteurs, bijoutiers et tisserands.
Après déjeuner, nous cherchons un taxi pour Sorokh et Saliou doit négocier ferme, certains nous demandant 2 fois le prix habituel, d’autres 3 ! Finalement, c’est en taxi brousse 7 places que nous continuerons notre périple. Premier objectif, le village de Mbamane où habite la femme de Saliou. L’accès se fait par la piste et l’habitat change totalement car il n’y a que des cases.
Notre arrivée ne passe pas inaperçue et j’imagine que ce n’est pas tous les jours qu’un taxi débarque ici avec des toubabs.
Nous faisons connaissance avec Saly et les membres de sa famille, ainsi qu’avec la petite Coumba Ndoffane, qui a tout juste 2 mois et dont Saliou, le papa, est très fier. Autour d’eux, beaucoup d’enfants et bien sûr on nous demande de faire des photos souvenir.
Puis, départ pour le village de Sorokh, toujours par la piste. Nous essayons de deviner le nom des arbres et autres plantes qui poussent dans la savane et croisons deux beaux troupeaux de zébus. Les bêtes sont en bon état car l’herbe n’a pas manqué du fait qu’il a eu beaucoup d’eau lors de la saison des pluies.
A Sorokh, Saliou nous présente sa famille. Là aussi notre arrivée crée la surprise et tous sont heureux de le retrouver et de nous accueillir. Ses belle-sœur sont là, les unes occupées à piler le mil, les autres faisant la toilette des petits ou les massant. Il règne une ambiance paisible et harmonieuse et leurs faibles moyens n’altèrent en rien leur bonne humeur.
Comme nous devons revenir dans deux jours, nous ne nous attardons pas, car le dernier bac est à 18h30. D’ailleurs, nous l’attraperons de justesse.
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Journal de bord "Ca passera"
Mercredi 3 Décembre - Journal de bord
Aujourd’hui, nous devons nous occuper du bateau ; bientôt il faudra le laisser aux bons soins de Saliou et il est nécessaire de ranger les bouts, les drisses, les écoutes, de protéger les voiles, les hublots,…
Depuis quelques jours, nous avons des soucis avec le propulseur d’étrave qui ne fonctionne plus. Je m’y attelle, découple le moteur de l’hélice et finalement nous constatons que c’est une petite pièce de 2cm2 qui s’est retirée de son logement et bloque l’ensemble. La réparation effectuée, nous faisons les essais et tout fonctionne parfaitement.
De leur côté Jeannot et François entreprennent le nettoyage des bouteilles d’eau minérale rangées près du moteur et qui baignent dans une sauce couleur goudron peu ragoutante. Ensuite, Paul et Jeannot s’attaquent au branchement de la pompe de cale automatique.
Notre travail achevé, nous allons faire quelques courses au village. Un marchand de pastèques nous fait l’article ; nous nous laissons tenter car il fait bien chaud et cela nous désaltèrera. Il fait partie de l’ethnie des Peulhs et François, qui connaît quelques mots, engage la conversation.
Sur le chemin du retour, Saliou m’apprend qu’il y a de nombreuses ethnies au Sénégal : les Wolofs, les Peulhs, les Diolas, les Toucouleurs, les Bambaras, les Soces et enfin les Sérères dont il fait partie.
Depuis quelques jours, nous avons des soucis avec le propulseur d’étrave qui ne fonctionne plus. Je m’y attelle, découple le moteur de l’hélice et finalement nous constatons que c’est une petite pièce de 2cm2 qui s’est retirée de son logement et bloque l’ensemble. La réparation effectuée, nous faisons les essais et tout fonctionne parfaitement.
De leur côté Jeannot et François entreprennent le nettoyage des bouteilles d’eau minérale rangées près du moteur et qui baignent dans une sauce couleur goudron peu ragoutante. Ensuite, Paul et Jeannot s’attaquent au branchement de la pompe de cale automatique.
Notre travail achevé, nous allons faire quelques courses au village. Un marchand de pastèques nous fait l’article ; nous nous laissons tenter car il fait bien chaud et cela nous désaltèrera. Il fait partie de l’ethnie des Peulhs et François, qui connaît quelques mots, engage la conversation.
Sur le chemin du retour, Saliou m’apprend qu’il y a de nombreuses ethnies au Sénégal : les Wolofs, les Peulhs, les Diolas, les Toucouleurs, les Bambaras, les Soces et enfin les Sérères dont il fait partie.
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Journal de bord "Ca passera"
Mardi 2 Décembre - Journal de bord
Nous avons passé une superbe nuit, silencieuse et reposante, ce qui a permis de recharger les batteries. Au petit matin, sur la rive bâbord, une pirogue dérange en passant une quarantaine de flamands roses ; ils prennent leur envol, viennent vers nous et nous ravissent du spectacle de leurs belles plumes roses, blanches et noires.
A partir de maintenant, nous devrons utiliser l’annexe pour aller à terre. Une fois gonflée, nous installons le moteur, mais celui-ci refuse de démarrer. Il est vrai qu’il n’a pas fonctionné depuis deux ans et une opération mécanique s’impose : circuit d’alimentation essence et circuit refroidissement à déboucher, bougie à nettoyer, …
Nous parvenons à le faire tourner, mais l’alimentation reste problématique et il s’éteint très rapidement. Ce n’est pas grave, les distances étant courtes nous utiliserons les rames.
Nous poursuivons la remontée du fleuve, arrivons à Foundiougne et mouillons devant …l’ « hôtel Foundiougne », qui dispose d’un ponton. Pour nous, le choix de l’emplacement est important, car c’est là que le voilier passera l’hiver.
Peu après, Saliou, le jeune frère de Cheikh et Waly, nous rejoint. Il arrive du village de Sorokh et doit passer quelques jours avec nous pour se familiariser avec le Ca Passera dont il sera le gardien durant les 3 mois à venir.
L’après midi, visite du village que nous trouvons très calme ; en effet, nous ne verrons quasiment pas de voiture, les gens se déplacent essentiellement à pied, en deux roues ou encore en carriole tractée par un cheval ou un âne.
Quelques échoppes bordent la rue principale et en arrière plan nous avons plusieurs arbres majestueux, des fromagers ou des baobabs.
Nous poussons jusqu’à la mosquée et Saliou en profite pour aller prier.
A partir de maintenant, nous devrons utiliser l’annexe pour aller à terre. Une fois gonflée, nous installons le moteur, mais celui-ci refuse de démarrer. Il est vrai qu’il n’a pas fonctionné depuis deux ans et une opération mécanique s’impose : circuit d’alimentation essence et circuit refroidissement à déboucher, bougie à nettoyer, …
Nous parvenons à le faire tourner, mais l’alimentation reste problématique et il s’éteint très rapidement. Ce n’est pas grave, les distances étant courtes nous utiliserons les rames.
Nous poursuivons la remontée du fleuve, arrivons à Foundiougne et mouillons devant …l’ « hôtel Foundiougne », qui dispose d’un ponton. Pour nous, le choix de l’emplacement est important, car c’est là que le voilier passera l’hiver.
Peu après, Saliou, le jeune frère de Cheikh et Waly, nous rejoint. Il arrive du village de Sorokh et doit passer quelques jours avec nous pour se familiariser avec le Ca Passera dont il sera le gardien durant les 3 mois à venir.
L’après midi, visite du village que nous trouvons très calme ; en effet, nous ne verrons quasiment pas de voiture, les gens se déplacent essentiellement à pied, en deux roues ou encore en carriole tractée par un cheval ou un âne.
Quelques échoppes bordent la rue principale et en arrière plan nous avons plusieurs arbres majestueux, des fromagers ou des baobabs.
Nous poussons jusqu’à la mosquée et Saliou en profite pour aller prier.
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Journal de bord "Ca passera"
Lundi 1er Décembre - Journal de bord
A 4h du matin, je prends le quart quand Paul va se coucher. François s’est endormi sur la banquette du cockpit et nous ne l’avons pas réveillé car il dort comme un bienheureux, sous les étoiles. Vers 5h, Jeannot le remplace et nous croisons de très nombreux pêcheurs sur leurs pirogues très effilées. Souvent ils posent des filets, signalés par de petits drapeaux et il faut être très vigilant pour les éviter.
Nous prenons plein sud, direction l’embouchure du Sine Saloum, que nous atteignons peu avant midi. Le spectacle est superbe, avec un joli petit village à bâbord. Nous progressons à l’aide des indications du GPS qui nous indique les endroits les plus profonds et nous sommes à l’affut des bouées vertes ou rouges qui nous guident dans notre cheminement.
Beaucoup d’oiseaux, quelques pirogues et le voilier bien à plat qui glisse comme sur un miroir. Le paysage défile ; c’est de la magie pure.
Pour déjeuner nous mouillons près d’une petite plage où se reposent plusieurs oiseaux. Parmi eux trois pélicans, qui s’éloignent avec leur démarche pataude et prennent lourdement leur envol à notre approche.
Nous enfilons nos maillots et partons à la nage vers la plage. Petite balade le long de la côte, en bordure de la mangrove, où nous observons de nombreux crabes de palétuviers qui ont une carapace marron et bleu turquoise.
Nous reprenons notre progression avec le voilier quand Paul, attiré par un petit chenal, décide de s’y engager. Brusquement le bateau stoppe net et nous sommes englués dans la vase, courbés en avant sous l’effet de la décélération. Au passage, François se heurte violemment le poignet.
Nous profitons de cet arrêt forcé pour admirer les oiseaux, très nombreux.
C’est alors que sonne le téléphone : France Inter au bout du fil ! François avait informé les animateurs de l’émission « Allo la planète » de notre périple et ils nous rappellent pour nous indiquer que nous passerons ce soir à l’antenne, autour de minuit. Cela nous oblige à remonter vers le nord est, car ici la liaison téléphonique est médiocre.
Un peu plus tard, grâce à la marée montante, nous parvenons à retrouver le lit du fleuve, mais il fait déjà nuit noire. Notre progression est délicate car les pêcheurs ont installé des casiers en surface, reliés par des barres de bois. Avec Jeannot, nous nous installons à l’avant du bateau, essayant avec nos lampes de poches de repérer tous ces pièges. Malgré notre vigilance, par deux fois nous les heurtons, mais réussissons à passer sans casse.
Enfin, nous trouvons un endroit tranquille pour le mouillage, au milieu du fleuve, au sud de Foundiougne. Peu après, l’interview est réalisée et François, porte-parole du groupe, évoque le volet humanitaire et notre aventure entre copains.
Nous prenons plein sud, direction l’embouchure du Sine Saloum, que nous atteignons peu avant midi. Le spectacle est superbe, avec un joli petit village à bâbord. Nous progressons à l’aide des indications du GPS qui nous indique les endroits les plus profonds et nous sommes à l’affut des bouées vertes ou rouges qui nous guident dans notre cheminement.
Beaucoup d’oiseaux, quelques pirogues et le voilier bien à plat qui glisse comme sur un miroir. Le paysage défile ; c’est de la magie pure.
Pour déjeuner nous mouillons près d’une petite plage où se reposent plusieurs oiseaux. Parmi eux trois pélicans, qui s’éloignent avec leur démarche pataude et prennent lourdement leur envol à notre approche.
Nous enfilons nos maillots et partons à la nage vers la plage. Petite balade le long de la côte, en bordure de la mangrove, où nous observons de nombreux crabes de palétuviers qui ont une carapace marron et bleu turquoise.
Nous reprenons notre progression avec le voilier quand Paul, attiré par un petit chenal, décide de s’y engager. Brusquement le bateau stoppe net et nous sommes englués dans la vase, courbés en avant sous l’effet de la décélération. Au passage, François se heurte violemment le poignet.
Nous profitons de cet arrêt forcé pour admirer les oiseaux, très nombreux.
C’est alors que sonne le téléphone : France Inter au bout du fil ! François avait informé les animateurs de l’émission « Allo la planète » de notre périple et ils nous rappellent pour nous indiquer que nous passerons ce soir à l’antenne, autour de minuit. Cela nous oblige à remonter vers le nord est, car ici la liaison téléphonique est médiocre.
Un peu plus tard, grâce à la marée montante, nous parvenons à retrouver le lit du fleuve, mais il fait déjà nuit noire. Notre progression est délicate car les pêcheurs ont installé des casiers en surface, reliés par des barres de bois. Avec Jeannot, nous nous installons à l’avant du bateau, essayant avec nos lampes de poches de repérer tous ces pièges. Malgré notre vigilance, par deux fois nous les heurtons, mais réussissons à passer sans casse.
Enfin, nous trouvons un endroit tranquille pour le mouillage, au milieu du fleuve, au sud de Foundiougne. Peu après, l’interview est réalisée et François, porte-parole du groupe, évoque le volet humanitaire et notre aventure entre copains.
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Journal de bord "Ca passera"
Dimanche 30 Novembre - Journal de bord
Pour la dernière fois il faut s’organiser pour avitailler le bateau. En effet, nous avons prévu de mettre les voiles dans la nuit, direction le sud et il y a nécessité de refaire le plein en eau, fruits, légumes, …
Devant remplir d’eau claire les deux réservoirs, cela nous oblige à nous approcher du ponton et ce n’est pas une partie de plaisir : non seulement il n’est pas protégé, mais en plus les madriers qui le composent n’ayant pas tous la même longueur certains pointent de façon inquiétante vers la coque du bateau.
La première amarre arrache une des planches du ponton et il nous faut les conseils des locaux pour arrimer le bateau sans rien démolir.
Dès que cela est fini, départ avec François et Jeannot au marché Castor, alors que Cheikh et Olivier vont à la foire internationale de Dakar et que Paul passe l’après midi avec Waly.
Marché bigarré où nous trouvons tout ce qu’il nous fallait, guidés par un jeune qui nous aide à porter les courses. Beaux fruits et légumes ; par contre nous ne touchons pas aux poissons « frais » ou séchés, car ils sont recouverts de mouches et bien odorants.
Avant de rentrer, il nous faut retirer de l’argent. Le taxi hoquetant que nous trouvons est hors d’âge et il faut près de 30 secondes au chauffeur pour parvenir à changer une vitesse, avec des craquements inquiétants. Les portes ne ferment plus et il faut être très vigilant !
Nous pensions naïvement qu’une banque qui avait 2 à 3 vigiles à l’entrée disposait d’un distributeur en état de marche. Pas du tout. Nous en avons visité 7 avant de repartir avec des sous.
Après une bonne gazelle au CVD, nous retrouvons Olivier et prenons notre repas à bord. C’est notre dernier ici en sa compagnie car nous le quittons ce soir : son avion décolle après demain. Bien sûr nous ne sommes pas pressés de nous séparer et forcément il manque la dernière navette qui passe à 21h45.
Peu avant minuit, nous relevons le mouillage et nous approchons du ponton pour débarquer Olivier. Quel grand vide dans le bateau en 2 jours ! C’est la première fois que nous nous trouvons aussi peu nombreux. Olivier aussi va nous manquer ; ses fausses indignations, ou ses imitations de blacks, nous avaient bien fait rire.
Heureusement, on a prévu de se retrouver d’ici peu sous sa yourte, en pleine montagne.
Ensuite, nous avons traversé la douce crique de Hann, au milieu des bateaux assoupis. Nous sommes arrivés dans la grande baie de Dakar en surveillant les tankers et autres cargos, dont les mouillages sont difficilement repérables dans la nuit.
Nous mettons le cap sur l’île de Gorée en faisant attention aux pirogues qui se signalent in extrémis d’un coup de lampe de poche, à l’arrivée du voilier.
Devant remplir d’eau claire les deux réservoirs, cela nous oblige à nous approcher du ponton et ce n’est pas une partie de plaisir : non seulement il n’est pas protégé, mais en plus les madriers qui le composent n’ayant pas tous la même longueur certains pointent de façon inquiétante vers la coque du bateau.
La première amarre arrache une des planches du ponton et il nous faut les conseils des locaux pour arrimer le bateau sans rien démolir.
Dès que cela est fini, départ avec François et Jeannot au marché Castor, alors que Cheikh et Olivier vont à la foire internationale de Dakar et que Paul passe l’après midi avec Waly.
Marché bigarré où nous trouvons tout ce qu’il nous fallait, guidés par un jeune qui nous aide à porter les courses. Beaux fruits et légumes ; par contre nous ne touchons pas aux poissons « frais » ou séchés, car ils sont recouverts de mouches et bien odorants.
Avant de rentrer, il nous faut retirer de l’argent. Le taxi hoquetant que nous trouvons est hors d’âge et il faut près de 30 secondes au chauffeur pour parvenir à changer une vitesse, avec des craquements inquiétants. Les portes ne ferment plus et il faut être très vigilant !
Nous pensions naïvement qu’une banque qui avait 2 à 3 vigiles à l’entrée disposait d’un distributeur en état de marche. Pas du tout. Nous en avons visité 7 avant de repartir avec des sous.
Après une bonne gazelle au CVD, nous retrouvons Olivier et prenons notre repas à bord. C’est notre dernier ici en sa compagnie car nous le quittons ce soir : son avion décolle après demain. Bien sûr nous ne sommes pas pressés de nous séparer et forcément il manque la dernière navette qui passe à 21h45.
Peu avant minuit, nous relevons le mouillage et nous approchons du ponton pour débarquer Olivier. Quel grand vide dans le bateau en 2 jours ! C’est la première fois que nous nous trouvons aussi peu nombreux. Olivier aussi va nous manquer ; ses fausses indignations, ou ses imitations de blacks, nous avaient bien fait rire.
Heureusement, on a prévu de se retrouver d’ici peu sous sa yourte, en pleine montagne.
Ensuite, nous avons traversé la douce crique de Hann, au milieu des bateaux assoupis. Nous sommes arrivés dans la grande baie de Dakar en surveillant les tankers et autres cargos, dont les mouillages sont difficilement repérables dans la nuit.
Nous mettons le cap sur l’île de Gorée en faisant attention aux pirogues qui se signalent in extrémis d’un coup de lampe de poche, à l’arrivée du voilier.
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Journal de bord "Ca passera"
Samedi 29 Novembre - Journal de bord
Aujourd’hui, nous avons décidé de passer une journée tranquille au CVD. J’en profite pour faire mes « devoirs de vacances », c'est-à-dire alimenter le blog et envoyer quelques photos.
Le lieu s’y prête bien, devant une gazelle (bière locale) bien fraiche. Ici, on savoure le temps, les beignets d’Aïda et les cacahuètes de Mama servies … dans une bouteille de rhum !
On croise les autres skippers et on échange des renseignements avec ceux qui se sont aventuré au sud. C’est ainsi que nous faisons connaissance avec une famille qui a remonté une partie du Sine Saloum. Les conseils s’échangent et ils nous transmettent sur informatique un topo et la carte du fleuve. C’est super car nous n’étions pas parvenus à la trouver à Dakar. Or, il est important de connaître le positionnement des bancs de sable. Il est vrai qu’il y a toujours un peu d’appréhension lorsque l’on fait des incursions sur un fleuve mal balisé et sur lequel il est si facile de s’échouer.
En fin de journée, un grand bruit nous attire sur l’une des terrasses. Il est provoqué par un des skippers français qui fait une démonstration avec son « patator », un engin qu’il a fabriqué lui-même avec des tubes de PVC et qui ressemble à un bazooka. Nous sommes médusés car cet engin est capable d’expédier à 300m une pomme de terre avec pour seul combustible 3 petites giclettes de déodorisant corporel ! Franche rigolade, d’autant que notre démonstrateur ne manque pas d’humour.
Le soir, le CVD organise une fête avec un groupe de musiciens. Soirée brochettes au feu de bois et fou rire quand le groupe commence à chanter : l’un d’entre eux est déjà pompette, rien ne fonctionne côté sono et c’est au milieu des effets de larsen que les musiciens nous interprèteront leurs chansons.
Cette gaieté n’efface pas toutefois les regrets que nous avons de voir partir Jean-Jacques. En effet, son avion décolle au milieu de la nuit et il doit nous quitter. Nous avons passé ensemble de superbes moments, avons pris le temps de nous connaître, de nous apprécier et cela aussi fait partie de la magie des voyages en voilier.
Le lieu s’y prête bien, devant une gazelle (bière locale) bien fraiche. Ici, on savoure le temps, les beignets d’Aïda et les cacahuètes de Mama servies … dans une bouteille de rhum !
On croise les autres skippers et on échange des renseignements avec ceux qui se sont aventuré au sud. C’est ainsi que nous faisons connaissance avec une famille qui a remonté une partie du Sine Saloum. Les conseils s’échangent et ils nous transmettent sur informatique un topo et la carte du fleuve. C’est super car nous n’étions pas parvenus à la trouver à Dakar. Or, il est important de connaître le positionnement des bancs de sable. Il est vrai qu’il y a toujours un peu d’appréhension lorsque l’on fait des incursions sur un fleuve mal balisé et sur lequel il est si facile de s’échouer.
En fin de journée, un grand bruit nous attire sur l’une des terrasses. Il est provoqué par un des skippers français qui fait une démonstration avec son « patator », un engin qu’il a fabriqué lui-même avec des tubes de PVC et qui ressemble à un bazooka. Nous sommes médusés car cet engin est capable d’expédier à 300m une pomme de terre avec pour seul combustible 3 petites giclettes de déodorisant corporel ! Franche rigolade, d’autant que notre démonstrateur ne manque pas d’humour.
Le soir, le CVD organise une fête avec un groupe de musiciens. Soirée brochettes au feu de bois et fou rire quand le groupe commence à chanter : l’un d’entre eux est déjà pompette, rien ne fonctionne côté sono et c’est au milieu des effets de larsen que les musiciens nous interprèteront leurs chansons.
Cette gaieté n’efface pas toutefois les regrets que nous avons de voir partir Jean-Jacques. En effet, son avion décolle au milieu de la nuit et il doit nous quitter. Nous avons passé ensemble de superbes moments, avons pris le temps de nous connaître, de nous apprécier et cela aussi fait partie de la magie des voyages en voilier.
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Vendredi 28 novembre - Journal de Bord
Ce matin, nous accueillons Waly, originaire de Sorokh, qui enseigne l’économie dans une école d’agriculture à Dakar. Il avait fait ses études à l’université de Montpellier et avait eu Louis, le père de Paul, comme professeur. Depuis des liens étroits s’étaient noués entre les deux familles. Il doit aller ce matin en ville avec François et Paul, ce dernier devant régler des formalités pour l’association humanitaire dont il est le président.
Le reste du groupe part pour l’île de Gorée avec le bac. L’arrivée est magique, car le petit port est situé dans une crique miniature superbe.
Promenade très calme (il n’y a aucune voiture) dans les venelles de sable, dans le dédale des maisons et des cours aux jolis tons ocre et sable. Visite du musée, puis resto sympa face au port, où nous rejoignent les autres membres de l’équipe.
Waly et François sont un peu contrariés. Le premier car il a eu un accrochage vif avec le taxi concernant le prix de la course, à cause d’un malentendu, le second car il a perdu son portable.
Dès le dessert, nous sommes sollicités par les vendeurs de tableaux, cireurs de chaussures et surtout par les vendeuses de colliers et de bracelets ; ce sont des célébrités ici et elles ont pris des noms d’artistes. Il y a « Claudia Schiffer », « Vanessa Paradis » et bien d’autres vedettes.
Le patron du restaurant nous sert de guide, nous escaladons avec lui le fort qui domine l’île et profitons du superbe point de vue sur Dakar. Visite des artisans et en particulier d’un peintre qui réalise des tableaux uniquement avec des sables de couleurs différentes. Nous craquons et achetons quelques toiles, ainsi que des petits bijoux fantaisie. Il faut dire que les « gazelles » sont très persuasives et que les « gazous » que nous sommes ne peuvent résister à leur gentillesse car elles ont beaucoup de savoir-faire et d’humour.
Ensuite, visite de la célèbre maison des esclaves.
Le soir, nous partons dîner à « La Siesta », super resto situé près du CVD et tenu par un couple de français. C’est madame qui fait la cuisine et elle nous apprend qu’elle vit au Sénégal depuis une cinquantaine d’années. Waly et François nous y rejoindront, car ils sont partis récupérer le fameux portable. En effet, la personne qui l’a retrouvé s’est manifestée et a proposé un R.V.
A leur retour, ils nous informent que c’est le fameux taxi irascible qui avait retrouvé l’appareil et que cela leur avait permis de s’expliquer. Ils se sont quittés comme les meilleurs amis du monde et Waly a retrouvé le sourire.
Pour fêter cela, Olivier nous entraine dans un bar musical recommandé par une de ses amies. Il n’y a quasiment personne, la boite s’appelle « Le Ravin » et c’est mortel au point que nous attrapons un fou-rire à nous donner le hoquet !
Le reste du groupe part pour l’île de Gorée avec le bac. L’arrivée est magique, car le petit port est situé dans une crique miniature superbe.
Promenade très calme (il n’y a aucune voiture) dans les venelles de sable, dans le dédale des maisons et des cours aux jolis tons ocre et sable. Visite du musée, puis resto sympa face au port, où nous rejoignent les autres membres de l’équipe.
Waly et François sont un peu contrariés. Le premier car il a eu un accrochage vif avec le taxi concernant le prix de la course, à cause d’un malentendu, le second car il a perdu son portable.
Dès le dessert, nous sommes sollicités par les vendeurs de tableaux, cireurs de chaussures et surtout par les vendeuses de colliers et de bracelets ; ce sont des célébrités ici et elles ont pris des noms d’artistes. Il y a « Claudia Schiffer », « Vanessa Paradis » et bien d’autres vedettes.
Le patron du restaurant nous sert de guide, nous escaladons avec lui le fort qui domine l’île et profitons du superbe point de vue sur Dakar. Visite des artisans et en particulier d’un peintre qui réalise des tableaux uniquement avec des sables de couleurs différentes. Nous craquons et achetons quelques toiles, ainsi que des petits bijoux fantaisie. Il faut dire que les « gazelles » sont très persuasives et que les « gazous » que nous sommes ne peuvent résister à leur gentillesse car elles ont beaucoup de savoir-faire et d’humour.
Ensuite, visite de la célèbre maison des esclaves.
Le soir, nous partons dîner à « La Siesta », super resto situé près du CVD et tenu par un couple de français. C’est madame qui fait la cuisine et elle nous apprend qu’elle vit au Sénégal depuis une cinquantaine d’années. Waly et François nous y rejoindront, car ils sont partis récupérer le fameux portable. En effet, la personne qui l’a retrouvé s’est manifestée et a proposé un R.V.
A leur retour, ils nous informent que c’est le fameux taxi irascible qui avait retrouvé l’appareil et que cela leur avait permis de s’expliquer. Ils se sont quittés comme les meilleurs amis du monde et Waly a retrouvé le sourire.
Pour fêter cela, Olivier nous entraine dans un bar musical recommandé par une de ses amies. Il n’y a quasiment personne, la boite s’appelle « Le Ravin » et c’est mortel au point que nous attrapons un fou-rire à nous donner le hoquet !
Libellés :Beau comme un sou (marin) tout neuf
Journal de bord "Ca passera"
Jeudu 27 Novembre - Journal de bord
Le matin, réveil tardif, car nous avions des heures de sommeil à rattraper. Au moment où nous envisageons de gonfler l’annexe, nous réalisons qu’il y a une barque jaune qui assure la liaison entre les voiliers et le ponton.
Nous appelons le pilote et il nous explique qu’ici tout est prévu par le CVD (Club de Voile de Dakar) pour faciliter la vie des skippers : la navette, la diffusion des infos concernant la police maritime et la douane, le bar avec connexion internet, les sanitaires, l’entretien du linge, …
Peu après, nous mettons le pied sur le sol sénégalais. Superbe accueil, car l’équipe du CVD est charmante et départ en taxi pour la Place de l’Indépendance, au centre de Dakar. A l’arrivée, nous sommes rapidement entourés par des vendeurs à la sauvette qui nous proposent montres, stylos, cartes téléphoniques, tee-shirts, colliers, bracelets, … Il nous faut patiemment assumer notre statut de « toubabs » et donc admettre que nous serons sans cesse sollicités dans certains endroits très touristiques.
Après un bon repas au restaurant « Les Gazelles », direction la police du port et la douane pour les formalités. Nous pensions que cela nous prendrait une journée entière, or nous avons tout expédié en une ½ journée!
En ville, nous nous baladons dans les petites rues où l’on trouve de tout : tél. portables, tissus, quincaillerie, fruits, … le tout présenté dans de toutes petites boutiques ou des étals en plein air. Les gens sont gais et ont un extraordinaire sens du contact. Par contre, les rues sont souvent sales.
Le soir, retour au bateau où, après les embouteillages et les klaxons, nous apprécions le calme.
Nous appelons le pilote et il nous explique qu’ici tout est prévu par le CVD (Club de Voile de Dakar) pour faciliter la vie des skippers : la navette, la diffusion des infos concernant la police maritime et la douane, le bar avec connexion internet, les sanitaires, l’entretien du linge, …
Peu après, nous mettons le pied sur le sol sénégalais. Superbe accueil, car l’équipe du CVD est charmante et départ en taxi pour la Place de l’Indépendance, au centre de Dakar. A l’arrivée, nous sommes rapidement entourés par des vendeurs à la sauvette qui nous proposent montres, stylos, cartes téléphoniques, tee-shirts, colliers, bracelets, … Il nous faut patiemment assumer notre statut de « toubabs » et donc admettre que nous serons sans cesse sollicités dans certains endroits très touristiques.
Après un bon repas au restaurant « Les Gazelles », direction la police du port et la douane pour les formalités. Nous pensions que cela nous prendrait une journée entière, or nous avons tout expédié en une ½ journée!
En ville, nous nous baladons dans les petites rues où l’on trouve de tout : tél. portables, tissus, quincaillerie, fruits, … le tout présenté dans de toutes petites boutiques ou des étals en plein air. Les gens sont gais et ont un extraordinaire sens du contact. Par contre, les rues sont souvent sales.
Le soir, retour au bateau où, après les embouteillages et les klaxons, nous apprécions le calme.
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