Quatrième jour de mer sans avoir mis pied à terre. Sidi Ifni est encore à 1 jour et demi.
Maintenant, toute l’équipe est parfaitement à l’aise sur l’eau et sur le bateau et nous avons appris à vivre au rythme de la mer. Après la houle des côtes espagnoles, la mer est plate. Il est bon de s’installer à l’avant du bateau, avec un bon bouquin et de lever les yeux vers l’horizon de temps en temps et de se sentir bien. Le ciel est uniformément bleu, le soleil éclatant et nous décidons de faire une halte pour nous baigner en plein océan. C’est magique, aucun bateau à l’horizon, aucune côte et on se croit seul au monde. L’eau est bonne, 21 à 22°, et il est vivifiant de nager derrière le bateau en se moquant des soit disant requins annoncés par Bruno !
En milieu d’après midi le vent forcit et nous progressons rapidement, voiles en ciseau. La palme de la vitesse revient à Jeannot, qui à la barre atteint les 10,4 nœuds.
Aujourd’hui pas de poisson, mais superbe coucher de soleil. Quelques nuages sur fond rouge orangé. Nous croisons en début de nuit une barque de pêcheurs avec 3 gars à bord, qui au dernier moment allument une petite lampe de poche pour signaler leur présence.
Après dîner, la brise fraîchit de nord, Ca Passera surfe vers le sud marocain dans un galop nocturne grisant. Un sillage lumineux nous entoure et s’effiloche sur l’arrière : certains planctons, pris dans le tourbillon, deviennent fluorescents
Comme des étoiles dans l’eau. Le bruit de l’écume sur la coque et parfois un léger grondement rendent le bateau vivant.
Les nuits sont fraîches et surtout très humides. Avant de partir au lit, tour de chant dans le cockpit avec Nougaro. O Toulouse, que tu es loin mon pays !
mercredi 12 novembre 2008
Dimanche 9 Novembre - Journal de Bord
Libellés :Beau comme un sou (marin) tout neuf
Journal de bord "Ca passera"
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire