dimanche 30 novembre 2008

Mercredi 26 Novembre - Journal de bord

Nous ne pensions pas pouvoir garder le spi très longtemps, car c’est une voile assez difficile à maîtriser. En fait nous l’avons maintenue tout le mardi, toute la nuit, et ce n’est que dans la matinée que nous l’avons remplacée par le génois monté sur le tangon.
Le rangement du spi par vent fort n’est pas une partie de plaisir et cela nous a occupé un bon moment.
De tout notre périple, cette journée est la plus chaude. Elle a commencé par un splendide lever de soleil, puis par l’observation de la vie en mer. Nous avons vu des tortues, une raie manta avec deux rémoras occupés à la déparasiter et surtout une multitude de poissons volants.
Nous quittons les eaux de la Mauritanie et arrivons dans celles du Sénégal. Très rapidement, nous passons au large de St Louis et avons mis le Cap Vert en point de mire sur notre GPS. A la nuit tombée, nous apercevons le halot de lumière nous signalant Dakar. Le balai aérien incessant des avions nous permet de deviner l’emplacement de l’aéroport. Puis les lueurs du phare se précisent, mais le contournement de la presqu’île de Dakar est interminable et se finit au près par 25 nœuds de vent. Nous mouillons finalement à 4 h du matin dans la splendide baie de Hann.
Enfin nous sommes arrivés, après plus de 6 jours en haute mer sans voir la terre, et nous fêtons cela en ouvrant une bonne bouteille!
Ce qui est extraordinaire, c’est que le même jour mais cinquante ans plus tôt, la mère de Paul, Françoise, mettait le pied sur le sol sénégalais…

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