Avant de partir de « La Vila », Bruno plonge avec le masque à l’arrière du bateau pour inspecter l’hélice, car un cordage s’est entouré autour. Il le dégage au couteau.
Aujourd’hui c’est férié. Rangement du bateau et cap sur le sud. Le vent est toujours face à nous, mais il fait beau et enfin la mer est assez calme. Malheureusement, nous sommes obligés d’avancer au moteur et petit à petit les nuages arrivent et avec eux la pluie. Je barre durant la journée. Fin d’après midi le vent tourne et peu à peu arrive de travers. On parvient à stopper le moteur et nous atteignons une bonne vitesse, entre 6,5 et 7 nœuds.
Yannick nous prépare un super plat pâtes champignons, puis Jacques et Bruno prennent le 1er quart. Le début de nuit est super, le bateau avance uniquement grâce au vent et la mer est à peu près calme. Malheureusement, cela ne dure pas, le vent faiblit, puis tourne et il faut remettre le moteur. Peu à peu le vent forcit et lorsque Yannick prend son quart il faut se battre à la barre. La pluie fouette le visage et on prend des paquets de mer. Lorsque mon tour de quart arrive, je m’équipe parfaitement ; Heureusement, car en sortant de l’échelle, l’eau me prend de plein fouet. Yannick me donne le cap à suivre, mais le temps d’attraper la barre, le bateau a modifié son cap de 90° ! On ne peut pas le lâcher une seconde !
Paul nous trace la route grâce à l’ordinateur couplé au GPS et indique le cap à suivre. Nous décidons de nous mettre à l’abri dans un port, car nous prenons des coups dans une mer démontée sans avancer pour autant, à la vitesse d’1,5 nœud, ce qui est ridicule. En fin de nuit, Paul me demande de faire demi tour afin que l’on se mette à l’abri au petit port de Mazarron, situé juste au dessous de Carthagène, dont nous avions vu les lumières durant la nuit. Avec du recul, c’est là que nous aurions dû nous arrêter.
En pleine nuit, avec une mer aussi violente, s’approcher de la côte est impressionnant ! Je cherche l’entrée du port, mais elle est bien cachée par 3 îlots et j’ai besoin de Paul, qui grâce à la carte de l’ordi, me donne les indications. Puis il prend la barre pour la manœuvre d’accostage. Comme nous sommes dimanche, la station d’avitaillement est fermée et nous nous installons à proximité. Qu’il est bon d’être au calme et d’avoir un ciel dégagé sur la côte.
Peu après le jour se lève, alors que nous allons nous coucher pour essayer de récupérer.
dimanche 2 novembre 2008
Samedi 1er Novembre - Journal de Bord
Libellés :Beau comme un sou (marin) tout neuf
Journal de bord "Ca passera"
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