Pour la dernière fois il faut s’organiser pour avitailler le bateau. En effet, nous avons prévu de mettre les voiles dans la nuit, direction le sud et il y a nécessité de refaire le plein en eau, fruits, légumes, …
Devant remplir d’eau claire les deux réservoirs, cela nous oblige à nous approcher du ponton et ce n’est pas une partie de plaisir : non seulement il n’est pas protégé, mais en plus les madriers qui le composent n’ayant pas tous la même longueur certains pointent de façon inquiétante vers la coque du bateau.
La première amarre arrache une des planches du ponton et il nous faut les conseils des locaux pour arrimer le bateau sans rien démolir.
Dès que cela est fini, départ avec François et Jeannot au marché Castor, alors que Cheikh et Olivier vont à la foire internationale de Dakar et que Paul passe l’après midi avec Waly.
Marché bigarré où nous trouvons tout ce qu’il nous fallait, guidés par un jeune qui nous aide à porter les courses. Beaux fruits et légumes ; par contre nous ne touchons pas aux poissons « frais » ou séchés, car ils sont recouverts de mouches et bien odorants.
Avant de rentrer, il nous faut retirer de l’argent. Le taxi hoquetant que nous trouvons est hors d’âge et il faut près de 30 secondes au chauffeur pour parvenir à changer une vitesse, avec des craquements inquiétants. Les portes ne ferment plus et il faut être très vigilant !
Nous pensions naïvement qu’une banque qui avait 2 à 3 vigiles à l’entrée disposait d’un distributeur en état de marche. Pas du tout. Nous en avons visité 7 avant de repartir avec des sous.
Après une bonne gazelle au CVD, nous retrouvons Olivier et prenons notre repas à bord. C’est notre dernier ici en sa compagnie car nous le quittons ce soir : son avion décolle après demain. Bien sûr nous ne sommes pas pressés de nous séparer et forcément il manque la dernière navette qui passe à 21h45.
Peu avant minuit, nous relevons le mouillage et nous approchons du ponton pour débarquer Olivier. Quel grand vide dans le bateau en 2 jours ! C’est la première fois que nous nous trouvons aussi peu nombreux. Olivier aussi va nous manquer ; ses fausses indignations, ou ses imitations de blacks, nous avaient bien fait rire.
Heureusement, on a prévu de se retrouver d’ici peu sous sa yourte, en pleine montagne.
Ensuite, nous avons traversé la douce crique de Hann, au milieu des bateaux assoupis. Nous sommes arrivés dans la grande baie de Dakar en surveillant les tankers et autres cargos, dont les mouillages sont difficilement repérables dans la nuit.
Nous mettons le cap sur l’île de Gorée en faisant attention aux pirogues qui se signalent in extrémis d’un coup de lampe de poche, à l’arrivée du voilier.
dimanche 14 décembre 2008
Dimanche 30 Novembre - Journal de bord
Libellés :Beau comme un sou (marin) tout neuf
Journal de bord "Ca passera"
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