dimanche 14 décembre 2008

Vendredi 28 novembre - Journal de Bord

Ce matin, nous accueillons Waly, originaire de Sorokh, qui enseigne l’économie dans une école d’agriculture à Dakar. Il avait fait ses études à l’université de Montpellier et avait eu Louis, le père de Paul, comme professeur. Depuis des liens étroits s’étaient noués entre les deux familles. Il doit aller ce matin en ville avec François et Paul, ce dernier devant régler des formalités pour l’association humanitaire dont il est le président.
Le reste du groupe part pour l’île de Gorée avec le bac. L’arrivée est magique, car le petit port est situé dans une crique miniature superbe.
Promenade très calme (il n’y a aucune voiture) dans les venelles de sable, dans le dédale des maisons et des cours aux jolis tons ocre et sable. Visite du musée, puis resto sympa face au port, où nous rejoignent les autres membres de l’équipe.
Waly et François sont un peu contrariés. Le premier car il a eu un accrochage vif avec le taxi concernant le prix de la course, à cause d’un malentendu, le second car il a perdu son portable.
Dès le dessert, nous sommes sollicités par les vendeurs de tableaux, cireurs de chaussures et surtout par les vendeuses de colliers et de bracelets ; ce sont des célébrités ici et elles ont pris des noms d’artistes. Il y a « Claudia Schiffer », « Vanessa Paradis » et bien d’autres vedettes.
Le patron du restaurant nous sert de guide, nous escaladons avec lui le fort qui domine l’île et profitons du superbe point de vue sur Dakar. Visite des artisans et en particulier d’un peintre qui réalise des tableaux uniquement avec des sables de couleurs différentes. Nous craquons et achetons quelques toiles, ainsi que des petits bijoux fantaisie. Il faut dire que les « gazelles » sont très persuasives et que les « gazous » que nous sommes ne peuvent résister à leur gentillesse car elles ont beaucoup de savoir-faire et d’humour.
Ensuite, visite de la célèbre maison des esclaves.
Le soir, nous partons dîner à « La Siesta », super resto situé près du CVD et tenu par un couple de français. C’est madame qui fait la cuisine et elle nous apprend qu’elle vit au Sénégal depuis une cinquantaine d’années. Waly et François nous y rejoindront, car ils sont partis récupérer le fameux portable. En effet, la personne qui l’a retrouvé s’est manifestée et a proposé un R.V.
A leur retour, ils nous informent que c’est le fameux taxi irascible qui avait retrouvé l’appareil et que cela leur avait permis de s’expliquer. Ils se sont quittés comme les meilleurs amis du monde et Waly a retrouvé le sourire.
Pour fêter cela, Olivier nous entraine dans un bar musical recommandé par une de ses amies. Il n’y a quasiment personne, la boite s’appelle « Le Ravin » et c’est mortel au point que nous attrapons un fou-rire à nous donner le hoquet !

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