dimanche 14 décembre 2008
FLASH SPECIAL - FAFA en UNE
Vendredi 5 Décembre - Journal de bord.
Dernière journée de préparation du bateau, car nous le quitterons définitivement demain matin.
Depuis notre départ de Sète, nous avions remarqué qu’il y avait régulièrement de l’eau dans les cales du bateau et prenons la décision de tout démonter afin de trouver l’origine de la fuite.
Après avoir tout inspecté, nous constatons que le système de refroidissement du moteur fuit. Quelques colliers à resserrer et c’est réglé. Par contre, il faut écoper de l’eau mélangée à du goudron (la peinture qui devait protéger la coque a été dissoute par du gasoil) et ce n’est pas une partie de plaisir…
Avec Saliou, nous allons au village réserver un taxi pour demain et là encore les prix flambent et sont multipliés par 3. Plus d’1/2 h de palabres pour arriver à une entente. Ceci dit, je me fais un peu de soucis, car le véhicule, un break 504 de 7 places, est au bout du rouleau : il ne démarre pas, les portes ne ferment plus et je n’ose imaginer le nombre de km parcourus !
L’après midi, Saliou apprend à manœuvrer l’annexe et à se servir des rames. Dans la foulée, Paul lui donne sa première leçon de natation après l’avoir équipé du gilet de sauvetage.
Depuis notre départ de Sète, nous avions remarqué qu’il y avait régulièrement de l’eau dans les cales du bateau et prenons la décision de tout démonter afin de trouver l’origine de la fuite.
Après avoir tout inspecté, nous constatons que le système de refroidissement du moteur fuit. Quelques colliers à resserrer et c’est réglé. Par contre, il faut écoper de l’eau mélangée à du goudron (la peinture qui devait protéger la coque a été dissoute par du gasoil) et ce n’est pas une partie de plaisir…
Avec Saliou, nous allons au village réserver un taxi pour demain et là encore les prix flambent et sont multipliés par 3. Plus d’1/2 h de palabres pour arriver à une entente. Ceci dit, je me fais un peu de soucis, car le véhicule, un break 504 de 7 places, est au bout du rouleau : il ne démarre pas, les portes ne ferment plus et je n’ose imaginer le nombre de km parcourus !
L’après midi, Saliou apprend à manœuvrer l’annexe et à se servir des rames. Dans la foulée, Paul lui donne sa première leçon de natation après l’avoir équipé du gilet de sauvetage.
Libellés :Beau comme un sou (marin) tout neuf
Journal de bord "Ca passera"
Jeudi 4 Décembre - Journal de bord
A 6h, tout le monde debout ; il s’agit de faire vite pour ne pas manquer le 1er bac qui part à 7h30. Bien sûr, le temps de faire la toilette, de prendre le petit déj. et de relier le ponton avec l’annexe dont le moteur ne fonctionne toujours pas, nous sommes à la bourre ! C’est donc au pas de course que nous avalerons le km qui nous sépare de l’embarcadère et nous montons juste à temps sur le bateau.
Ensuite, un bus nous conduit jusqu’à Fatick. Il est bondé et nous avons même des chèvres sur le toit. A mes côtés, une jeune maman tient son petit garçon contre son sein ; il est curieux, très sage, et me regarde avec attention : il n’a pas dû voir beaucoup de personnes à la peau blanche !
Arrivés à la gare routière, il nous faut maintenant prendre un mini bus jusqu’à Kaolack. Ce sont des 19 places et ils ne partent que lorsqu’ils sont pleins. Nous avons de la chance et rapidement nous prenons la route. Celle-ci est en mauvais état et par endroits les nids de poule sont tellement importants que les conducteurs doivent emprunter les bas côtés. Ceci dit, notre chauffeur est prudent et ne nous a causé aucune frayeur.
Arrivés à Kaolack, sur la place centrale, je (Didier) me renseigne pour savoir dans quel bâtiment se trouvaient les établissements Vézia. C’est là que j’ai passé mes premières années, à l’époque où mes parents travaillaient au Sénégal. Aujourd’hui, l’immeuble est occupé par deux banques. Le directeur du Crédit Mutuel, prévenu de ma visite, m’autorise à circuler dans les parties extérieures et je prends de nombreux clichés pour la famille. Un vieil habitant du quartier, qui a bien connu l’époque où la Sté Vézia était en activité, me sert de guide.
Ensuite, direction le port, où mon père s’occupait de l’expédition d’arachides par bateau vers la France. On devine que l’activité économique a été florissante à l’époque : les quais sont vastes et il reste encore de grands hangars en mauvais état, qui ne semblent plus utilisés.
Par contre, de l’autre côté du fleuve, les salins semblent très actifs et on nous indique que le transport du sel se fait à l’aide d’un bateau qui remonte le Sine Saloum et embarque 2 500 T à chaque voyage.
Arrêt à l’Hôtel de Paris, bel établissement créé dans les années 40 et qui était à l’époque le lieu de RV des français travaillant à Kaolack. Ils s’y retrouvaient le week-end autour d’une bonne table.
Nous sommes reçus par le directeur, un italien, qui nous retrace l’évolution de la ville, depuis l’époque où les français y travaillaient (ils étaient 6 000 !), à aujourd’hui. Il nous invite également à regarder d’anciennes photos accrochées au mur et j’y retrouve le port avec des montagnes d’arachides prêtes à être expédiées.
Visite ensuite du village artisanal où l’on trouve surtout des sculpteurs, bijoutiers et tisserands.
Après déjeuner, nous cherchons un taxi pour Sorokh et Saliou doit négocier ferme, certains nous demandant 2 fois le prix habituel, d’autres 3 ! Finalement, c’est en taxi brousse 7 places que nous continuerons notre périple. Premier objectif, le village de Mbamane où habite la femme de Saliou. L’accès se fait par la piste et l’habitat change totalement car il n’y a que des cases.
Notre arrivée ne passe pas inaperçue et j’imagine que ce n’est pas tous les jours qu’un taxi débarque ici avec des toubabs.
Nous faisons connaissance avec Saly et les membres de sa famille, ainsi qu’avec la petite Coumba Ndoffane, qui a tout juste 2 mois et dont Saliou, le papa, est très fier. Autour d’eux, beaucoup d’enfants et bien sûr on nous demande de faire des photos souvenir.
Puis, départ pour le village de Sorokh, toujours par la piste. Nous essayons de deviner le nom des arbres et autres plantes qui poussent dans la savane et croisons deux beaux troupeaux de zébus. Les bêtes sont en bon état car l’herbe n’a pas manqué du fait qu’il a eu beaucoup d’eau lors de la saison des pluies.
A Sorokh, Saliou nous présente sa famille. Là aussi notre arrivée crée la surprise et tous sont heureux de le retrouver et de nous accueillir. Ses belle-sœur sont là, les unes occupées à piler le mil, les autres faisant la toilette des petits ou les massant. Il règne une ambiance paisible et harmonieuse et leurs faibles moyens n’altèrent en rien leur bonne humeur.
Comme nous devons revenir dans deux jours, nous ne nous attardons pas, car le dernier bac est à 18h30. D’ailleurs, nous l’attraperons de justesse.
Ensuite, un bus nous conduit jusqu’à Fatick. Il est bondé et nous avons même des chèvres sur le toit. A mes côtés, une jeune maman tient son petit garçon contre son sein ; il est curieux, très sage, et me regarde avec attention : il n’a pas dû voir beaucoup de personnes à la peau blanche !
Arrivés à la gare routière, il nous faut maintenant prendre un mini bus jusqu’à Kaolack. Ce sont des 19 places et ils ne partent que lorsqu’ils sont pleins. Nous avons de la chance et rapidement nous prenons la route. Celle-ci est en mauvais état et par endroits les nids de poule sont tellement importants que les conducteurs doivent emprunter les bas côtés. Ceci dit, notre chauffeur est prudent et ne nous a causé aucune frayeur.
Arrivés à Kaolack, sur la place centrale, je (Didier) me renseigne pour savoir dans quel bâtiment se trouvaient les établissements Vézia. C’est là que j’ai passé mes premières années, à l’époque où mes parents travaillaient au Sénégal. Aujourd’hui, l’immeuble est occupé par deux banques. Le directeur du Crédit Mutuel, prévenu de ma visite, m’autorise à circuler dans les parties extérieures et je prends de nombreux clichés pour la famille. Un vieil habitant du quartier, qui a bien connu l’époque où la Sté Vézia était en activité, me sert de guide.
Ensuite, direction le port, où mon père s’occupait de l’expédition d’arachides par bateau vers la France. On devine que l’activité économique a été florissante à l’époque : les quais sont vastes et il reste encore de grands hangars en mauvais état, qui ne semblent plus utilisés.
Par contre, de l’autre côté du fleuve, les salins semblent très actifs et on nous indique que le transport du sel se fait à l’aide d’un bateau qui remonte le Sine Saloum et embarque 2 500 T à chaque voyage.
Arrêt à l’Hôtel de Paris, bel établissement créé dans les années 40 et qui était à l’époque le lieu de RV des français travaillant à Kaolack. Ils s’y retrouvaient le week-end autour d’une bonne table.
Nous sommes reçus par le directeur, un italien, qui nous retrace l’évolution de la ville, depuis l’époque où les français y travaillaient (ils étaient 6 000 !), à aujourd’hui. Il nous invite également à regarder d’anciennes photos accrochées au mur et j’y retrouve le port avec des montagnes d’arachides prêtes à être expédiées.
Visite ensuite du village artisanal où l’on trouve surtout des sculpteurs, bijoutiers et tisserands.
Après déjeuner, nous cherchons un taxi pour Sorokh et Saliou doit négocier ferme, certains nous demandant 2 fois le prix habituel, d’autres 3 ! Finalement, c’est en taxi brousse 7 places que nous continuerons notre périple. Premier objectif, le village de Mbamane où habite la femme de Saliou. L’accès se fait par la piste et l’habitat change totalement car il n’y a que des cases.
Notre arrivée ne passe pas inaperçue et j’imagine que ce n’est pas tous les jours qu’un taxi débarque ici avec des toubabs.
Nous faisons connaissance avec Saly et les membres de sa famille, ainsi qu’avec la petite Coumba Ndoffane, qui a tout juste 2 mois et dont Saliou, le papa, est très fier. Autour d’eux, beaucoup d’enfants et bien sûr on nous demande de faire des photos souvenir.
Puis, départ pour le village de Sorokh, toujours par la piste. Nous essayons de deviner le nom des arbres et autres plantes qui poussent dans la savane et croisons deux beaux troupeaux de zébus. Les bêtes sont en bon état car l’herbe n’a pas manqué du fait qu’il a eu beaucoup d’eau lors de la saison des pluies.
A Sorokh, Saliou nous présente sa famille. Là aussi notre arrivée crée la surprise et tous sont heureux de le retrouver et de nous accueillir. Ses belle-sœur sont là, les unes occupées à piler le mil, les autres faisant la toilette des petits ou les massant. Il règne une ambiance paisible et harmonieuse et leurs faibles moyens n’altèrent en rien leur bonne humeur.
Comme nous devons revenir dans deux jours, nous ne nous attardons pas, car le dernier bac est à 18h30. D’ailleurs, nous l’attraperons de justesse.
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Journal de bord "Ca passera"
Mercredi 3 Décembre - Journal de bord
Aujourd’hui, nous devons nous occuper du bateau ; bientôt il faudra le laisser aux bons soins de Saliou et il est nécessaire de ranger les bouts, les drisses, les écoutes, de protéger les voiles, les hublots,…
Depuis quelques jours, nous avons des soucis avec le propulseur d’étrave qui ne fonctionne plus. Je m’y attelle, découple le moteur de l’hélice et finalement nous constatons que c’est une petite pièce de 2cm2 qui s’est retirée de son logement et bloque l’ensemble. La réparation effectuée, nous faisons les essais et tout fonctionne parfaitement.
De leur côté Jeannot et François entreprennent le nettoyage des bouteilles d’eau minérale rangées près du moteur et qui baignent dans une sauce couleur goudron peu ragoutante. Ensuite, Paul et Jeannot s’attaquent au branchement de la pompe de cale automatique.
Notre travail achevé, nous allons faire quelques courses au village. Un marchand de pastèques nous fait l’article ; nous nous laissons tenter car il fait bien chaud et cela nous désaltèrera. Il fait partie de l’ethnie des Peulhs et François, qui connaît quelques mots, engage la conversation.
Sur le chemin du retour, Saliou m’apprend qu’il y a de nombreuses ethnies au Sénégal : les Wolofs, les Peulhs, les Diolas, les Toucouleurs, les Bambaras, les Soces et enfin les Sérères dont il fait partie.
Depuis quelques jours, nous avons des soucis avec le propulseur d’étrave qui ne fonctionne plus. Je m’y attelle, découple le moteur de l’hélice et finalement nous constatons que c’est une petite pièce de 2cm2 qui s’est retirée de son logement et bloque l’ensemble. La réparation effectuée, nous faisons les essais et tout fonctionne parfaitement.
De leur côté Jeannot et François entreprennent le nettoyage des bouteilles d’eau minérale rangées près du moteur et qui baignent dans une sauce couleur goudron peu ragoutante. Ensuite, Paul et Jeannot s’attaquent au branchement de la pompe de cale automatique.
Notre travail achevé, nous allons faire quelques courses au village. Un marchand de pastèques nous fait l’article ; nous nous laissons tenter car il fait bien chaud et cela nous désaltèrera. Il fait partie de l’ethnie des Peulhs et François, qui connaît quelques mots, engage la conversation.
Sur le chemin du retour, Saliou m’apprend qu’il y a de nombreuses ethnies au Sénégal : les Wolofs, les Peulhs, les Diolas, les Toucouleurs, les Bambaras, les Soces et enfin les Sérères dont il fait partie.
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Journal de bord "Ca passera"
Mardi 2 Décembre - Journal de bord
Nous avons passé une superbe nuit, silencieuse et reposante, ce qui a permis de recharger les batteries. Au petit matin, sur la rive bâbord, une pirogue dérange en passant une quarantaine de flamands roses ; ils prennent leur envol, viennent vers nous et nous ravissent du spectacle de leurs belles plumes roses, blanches et noires.
A partir de maintenant, nous devrons utiliser l’annexe pour aller à terre. Une fois gonflée, nous installons le moteur, mais celui-ci refuse de démarrer. Il est vrai qu’il n’a pas fonctionné depuis deux ans et une opération mécanique s’impose : circuit d’alimentation essence et circuit refroidissement à déboucher, bougie à nettoyer, …
Nous parvenons à le faire tourner, mais l’alimentation reste problématique et il s’éteint très rapidement. Ce n’est pas grave, les distances étant courtes nous utiliserons les rames.
Nous poursuivons la remontée du fleuve, arrivons à Foundiougne et mouillons devant …l’ « hôtel Foundiougne », qui dispose d’un ponton. Pour nous, le choix de l’emplacement est important, car c’est là que le voilier passera l’hiver.
Peu après, Saliou, le jeune frère de Cheikh et Waly, nous rejoint. Il arrive du village de Sorokh et doit passer quelques jours avec nous pour se familiariser avec le Ca Passera dont il sera le gardien durant les 3 mois à venir.
L’après midi, visite du village que nous trouvons très calme ; en effet, nous ne verrons quasiment pas de voiture, les gens se déplacent essentiellement à pied, en deux roues ou encore en carriole tractée par un cheval ou un âne.
Quelques échoppes bordent la rue principale et en arrière plan nous avons plusieurs arbres majestueux, des fromagers ou des baobabs.
Nous poussons jusqu’à la mosquée et Saliou en profite pour aller prier.
A partir de maintenant, nous devrons utiliser l’annexe pour aller à terre. Une fois gonflée, nous installons le moteur, mais celui-ci refuse de démarrer. Il est vrai qu’il n’a pas fonctionné depuis deux ans et une opération mécanique s’impose : circuit d’alimentation essence et circuit refroidissement à déboucher, bougie à nettoyer, …
Nous parvenons à le faire tourner, mais l’alimentation reste problématique et il s’éteint très rapidement. Ce n’est pas grave, les distances étant courtes nous utiliserons les rames.
Nous poursuivons la remontée du fleuve, arrivons à Foundiougne et mouillons devant …l’ « hôtel Foundiougne », qui dispose d’un ponton. Pour nous, le choix de l’emplacement est important, car c’est là que le voilier passera l’hiver.
Peu après, Saliou, le jeune frère de Cheikh et Waly, nous rejoint. Il arrive du village de Sorokh et doit passer quelques jours avec nous pour se familiariser avec le Ca Passera dont il sera le gardien durant les 3 mois à venir.
L’après midi, visite du village que nous trouvons très calme ; en effet, nous ne verrons quasiment pas de voiture, les gens se déplacent essentiellement à pied, en deux roues ou encore en carriole tractée par un cheval ou un âne.
Quelques échoppes bordent la rue principale et en arrière plan nous avons plusieurs arbres majestueux, des fromagers ou des baobabs.
Nous poussons jusqu’à la mosquée et Saliou en profite pour aller prier.
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Journal de bord "Ca passera"
Lundi 1er Décembre - Journal de bord
A 4h du matin, je prends le quart quand Paul va se coucher. François s’est endormi sur la banquette du cockpit et nous ne l’avons pas réveillé car il dort comme un bienheureux, sous les étoiles. Vers 5h, Jeannot le remplace et nous croisons de très nombreux pêcheurs sur leurs pirogues très effilées. Souvent ils posent des filets, signalés par de petits drapeaux et il faut être très vigilant pour les éviter.
Nous prenons plein sud, direction l’embouchure du Sine Saloum, que nous atteignons peu avant midi. Le spectacle est superbe, avec un joli petit village à bâbord. Nous progressons à l’aide des indications du GPS qui nous indique les endroits les plus profonds et nous sommes à l’affut des bouées vertes ou rouges qui nous guident dans notre cheminement.
Beaucoup d’oiseaux, quelques pirogues et le voilier bien à plat qui glisse comme sur un miroir. Le paysage défile ; c’est de la magie pure.
Pour déjeuner nous mouillons près d’une petite plage où se reposent plusieurs oiseaux. Parmi eux trois pélicans, qui s’éloignent avec leur démarche pataude et prennent lourdement leur envol à notre approche.
Nous enfilons nos maillots et partons à la nage vers la plage. Petite balade le long de la côte, en bordure de la mangrove, où nous observons de nombreux crabes de palétuviers qui ont une carapace marron et bleu turquoise.
Nous reprenons notre progression avec le voilier quand Paul, attiré par un petit chenal, décide de s’y engager. Brusquement le bateau stoppe net et nous sommes englués dans la vase, courbés en avant sous l’effet de la décélération. Au passage, François se heurte violemment le poignet.
Nous profitons de cet arrêt forcé pour admirer les oiseaux, très nombreux.
C’est alors que sonne le téléphone : France Inter au bout du fil ! François avait informé les animateurs de l’émission « Allo la planète » de notre périple et ils nous rappellent pour nous indiquer que nous passerons ce soir à l’antenne, autour de minuit. Cela nous oblige à remonter vers le nord est, car ici la liaison téléphonique est médiocre.
Un peu plus tard, grâce à la marée montante, nous parvenons à retrouver le lit du fleuve, mais il fait déjà nuit noire. Notre progression est délicate car les pêcheurs ont installé des casiers en surface, reliés par des barres de bois. Avec Jeannot, nous nous installons à l’avant du bateau, essayant avec nos lampes de poches de repérer tous ces pièges. Malgré notre vigilance, par deux fois nous les heurtons, mais réussissons à passer sans casse.
Enfin, nous trouvons un endroit tranquille pour le mouillage, au milieu du fleuve, au sud de Foundiougne. Peu après, l’interview est réalisée et François, porte-parole du groupe, évoque le volet humanitaire et notre aventure entre copains.
Nous prenons plein sud, direction l’embouchure du Sine Saloum, que nous atteignons peu avant midi. Le spectacle est superbe, avec un joli petit village à bâbord. Nous progressons à l’aide des indications du GPS qui nous indique les endroits les plus profonds et nous sommes à l’affut des bouées vertes ou rouges qui nous guident dans notre cheminement.
Beaucoup d’oiseaux, quelques pirogues et le voilier bien à plat qui glisse comme sur un miroir. Le paysage défile ; c’est de la magie pure.
Pour déjeuner nous mouillons près d’une petite plage où se reposent plusieurs oiseaux. Parmi eux trois pélicans, qui s’éloignent avec leur démarche pataude et prennent lourdement leur envol à notre approche.
Nous enfilons nos maillots et partons à la nage vers la plage. Petite balade le long de la côte, en bordure de la mangrove, où nous observons de nombreux crabes de palétuviers qui ont une carapace marron et bleu turquoise.
Nous reprenons notre progression avec le voilier quand Paul, attiré par un petit chenal, décide de s’y engager. Brusquement le bateau stoppe net et nous sommes englués dans la vase, courbés en avant sous l’effet de la décélération. Au passage, François se heurte violemment le poignet.
Nous profitons de cet arrêt forcé pour admirer les oiseaux, très nombreux.
C’est alors que sonne le téléphone : France Inter au bout du fil ! François avait informé les animateurs de l’émission « Allo la planète » de notre périple et ils nous rappellent pour nous indiquer que nous passerons ce soir à l’antenne, autour de minuit. Cela nous oblige à remonter vers le nord est, car ici la liaison téléphonique est médiocre.
Un peu plus tard, grâce à la marée montante, nous parvenons à retrouver le lit du fleuve, mais il fait déjà nuit noire. Notre progression est délicate car les pêcheurs ont installé des casiers en surface, reliés par des barres de bois. Avec Jeannot, nous nous installons à l’avant du bateau, essayant avec nos lampes de poches de repérer tous ces pièges. Malgré notre vigilance, par deux fois nous les heurtons, mais réussissons à passer sans casse.
Enfin, nous trouvons un endroit tranquille pour le mouillage, au milieu du fleuve, au sud de Foundiougne. Peu après, l’interview est réalisée et François, porte-parole du groupe, évoque le volet humanitaire et notre aventure entre copains.
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Journal de bord "Ca passera"
Dimanche 30 Novembre - Journal de bord
Pour la dernière fois il faut s’organiser pour avitailler le bateau. En effet, nous avons prévu de mettre les voiles dans la nuit, direction le sud et il y a nécessité de refaire le plein en eau, fruits, légumes, …
Devant remplir d’eau claire les deux réservoirs, cela nous oblige à nous approcher du ponton et ce n’est pas une partie de plaisir : non seulement il n’est pas protégé, mais en plus les madriers qui le composent n’ayant pas tous la même longueur certains pointent de façon inquiétante vers la coque du bateau.
La première amarre arrache une des planches du ponton et il nous faut les conseils des locaux pour arrimer le bateau sans rien démolir.
Dès que cela est fini, départ avec François et Jeannot au marché Castor, alors que Cheikh et Olivier vont à la foire internationale de Dakar et que Paul passe l’après midi avec Waly.
Marché bigarré où nous trouvons tout ce qu’il nous fallait, guidés par un jeune qui nous aide à porter les courses. Beaux fruits et légumes ; par contre nous ne touchons pas aux poissons « frais » ou séchés, car ils sont recouverts de mouches et bien odorants.
Avant de rentrer, il nous faut retirer de l’argent. Le taxi hoquetant que nous trouvons est hors d’âge et il faut près de 30 secondes au chauffeur pour parvenir à changer une vitesse, avec des craquements inquiétants. Les portes ne ferment plus et il faut être très vigilant !
Nous pensions naïvement qu’une banque qui avait 2 à 3 vigiles à l’entrée disposait d’un distributeur en état de marche. Pas du tout. Nous en avons visité 7 avant de repartir avec des sous.
Après une bonne gazelle au CVD, nous retrouvons Olivier et prenons notre repas à bord. C’est notre dernier ici en sa compagnie car nous le quittons ce soir : son avion décolle après demain. Bien sûr nous ne sommes pas pressés de nous séparer et forcément il manque la dernière navette qui passe à 21h45.
Peu avant minuit, nous relevons le mouillage et nous approchons du ponton pour débarquer Olivier. Quel grand vide dans le bateau en 2 jours ! C’est la première fois que nous nous trouvons aussi peu nombreux. Olivier aussi va nous manquer ; ses fausses indignations, ou ses imitations de blacks, nous avaient bien fait rire.
Heureusement, on a prévu de se retrouver d’ici peu sous sa yourte, en pleine montagne.
Ensuite, nous avons traversé la douce crique de Hann, au milieu des bateaux assoupis. Nous sommes arrivés dans la grande baie de Dakar en surveillant les tankers et autres cargos, dont les mouillages sont difficilement repérables dans la nuit.
Nous mettons le cap sur l’île de Gorée en faisant attention aux pirogues qui se signalent in extrémis d’un coup de lampe de poche, à l’arrivée du voilier.
Devant remplir d’eau claire les deux réservoirs, cela nous oblige à nous approcher du ponton et ce n’est pas une partie de plaisir : non seulement il n’est pas protégé, mais en plus les madriers qui le composent n’ayant pas tous la même longueur certains pointent de façon inquiétante vers la coque du bateau.
La première amarre arrache une des planches du ponton et il nous faut les conseils des locaux pour arrimer le bateau sans rien démolir.
Dès que cela est fini, départ avec François et Jeannot au marché Castor, alors que Cheikh et Olivier vont à la foire internationale de Dakar et que Paul passe l’après midi avec Waly.
Marché bigarré où nous trouvons tout ce qu’il nous fallait, guidés par un jeune qui nous aide à porter les courses. Beaux fruits et légumes ; par contre nous ne touchons pas aux poissons « frais » ou séchés, car ils sont recouverts de mouches et bien odorants.
Avant de rentrer, il nous faut retirer de l’argent. Le taxi hoquetant que nous trouvons est hors d’âge et il faut près de 30 secondes au chauffeur pour parvenir à changer une vitesse, avec des craquements inquiétants. Les portes ne ferment plus et il faut être très vigilant !
Nous pensions naïvement qu’une banque qui avait 2 à 3 vigiles à l’entrée disposait d’un distributeur en état de marche. Pas du tout. Nous en avons visité 7 avant de repartir avec des sous.
Après une bonne gazelle au CVD, nous retrouvons Olivier et prenons notre repas à bord. C’est notre dernier ici en sa compagnie car nous le quittons ce soir : son avion décolle après demain. Bien sûr nous ne sommes pas pressés de nous séparer et forcément il manque la dernière navette qui passe à 21h45.
Peu avant minuit, nous relevons le mouillage et nous approchons du ponton pour débarquer Olivier. Quel grand vide dans le bateau en 2 jours ! C’est la première fois que nous nous trouvons aussi peu nombreux. Olivier aussi va nous manquer ; ses fausses indignations, ou ses imitations de blacks, nous avaient bien fait rire.
Heureusement, on a prévu de se retrouver d’ici peu sous sa yourte, en pleine montagne.
Ensuite, nous avons traversé la douce crique de Hann, au milieu des bateaux assoupis. Nous sommes arrivés dans la grande baie de Dakar en surveillant les tankers et autres cargos, dont les mouillages sont difficilement repérables dans la nuit.
Nous mettons le cap sur l’île de Gorée en faisant attention aux pirogues qui se signalent in extrémis d’un coup de lampe de poche, à l’arrivée du voilier.
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Journal de bord "Ca passera"
Samedi 29 Novembre - Journal de bord
Aujourd’hui, nous avons décidé de passer une journée tranquille au CVD. J’en profite pour faire mes « devoirs de vacances », c'est-à-dire alimenter le blog et envoyer quelques photos.
Le lieu s’y prête bien, devant une gazelle (bière locale) bien fraiche. Ici, on savoure le temps, les beignets d’Aïda et les cacahuètes de Mama servies … dans une bouteille de rhum !
On croise les autres skippers et on échange des renseignements avec ceux qui se sont aventuré au sud. C’est ainsi que nous faisons connaissance avec une famille qui a remonté une partie du Sine Saloum. Les conseils s’échangent et ils nous transmettent sur informatique un topo et la carte du fleuve. C’est super car nous n’étions pas parvenus à la trouver à Dakar. Or, il est important de connaître le positionnement des bancs de sable. Il est vrai qu’il y a toujours un peu d’appréhension lorsque l’on fait des incursions sur un fleuve mal balisé et sur lequel il est si facile de s’échouer.
En fin de journée, un grand bruit nous attire sur l’une des terrasses. Il est provoqué par un des skippers français qui fait une démonstration avec son « patator », un engin qu’il a fabriqué lui-même avec des tubes de PVC et qui ressemble à un bazooka. Nous sommes médusés car cet engin est capable d’expédier à 300m une pomme de terre avec pour seul combustible 3 petites giclettes de déodorisant corporel ! Franche rigolade, d’autant que notre démonstrateur ne manque pas d’humour.
Le soir, le CVD organise une fête avec un groupe de musiciens. Soirée brochettes au feu de bois et fou rire quand le groupe commence à chanter : l’un d’entre eux est déjà pompette, rien ne fonctionne côté sono et c’est au milieu des effets de larsen que les musiciens nous interprèteront leurs chansons.
Cette gaieté n’efface pas toutefois les regrets que nous avons de voir partir Jean-Jacques. En effet, son avion décolle au milieu de la nuit et il doit nous quitter. Nous avons passé ensemble de superbes moments, avons pris le temps de nous connaître, de nous apprécier et cela aussi fait partie de la magie des voyages en voilier.
Le lieu s’y prête bien, devant une gazelle (bière locale) bien fraiche. Ici, on savoure le temps, les beignets d’Aïda et les cacahuètes de Mama servies … dans une bouteille de rhum !
On croise les autres skippers et on échange des renseignements avec ceux qui se sont aventuré au sud. C’est ainsi que nous faisons connaissance avec une famille qui a remonté une partie du Sine Saloum. Les conseils s’échangent et ils nous transmettent sur informatique un topo et la carte du fleuve. C’est super car nous n’étions pas parvenus à la trouver à Dakar. Or, il est important de connaître le positionnement des bancs de sable. Il est vrai qu’il y a toujours un peu d’appréhension lorsque l’on fait des incursions sur un fleuve mal balisé et sur lequel il est si facile de s’échouer.
En fin de journée, un grand bruit nous attire sur l’une des terrasses. Il est provoqué par un des skippers français qui fait une démonstration avec son « patator », un engin qu’il a fabriqué lui-même avec des tubes de PVC et qui ressemble à un bazooka. Nous sommes médusés car cet engin est capable d’expédier à 300m une pomme de terre avec pour seul combustible 3 petites giclettes de déodorisant corporel ! Franche rigolade, d’autant que notre démonstrateur ne manque pas d’humour.
Le soir, le CVD organise une fête avec un groupe de musiciens. Soirée brochettes au feu de bois et fou rire quand le groupe commence à chanter : l’un d’entre eux est déjà pompette, rien ne fonctionne côté sono et c’est au milieu des effets de larsen que les musiciens nous interprèteront leurs chansons.
Cette gaieté n’efface pas toutefois les regrets que nous avons de voir partir Jean-Jacques. En effet, son avion décolle au milieu de la nuit et il doit nous quitter. Nous avons passé ensemble de superbes moments, avons pris le temps de nous connaître, de nous apprécier et cela aussi fait partie de la magie des voyages en voilier.
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Vendredi 28 novembre - Journal de Bord
Ce matin, nous accueillons Waly, originaire de Sorokh, qui enseigne l’économie dans une école d’agriculture à Dakar. Il avait fait ses études à l’université de Montpellier et avait eu Louis, le père de Paul, comme professeur. Depuis des liens étroits s’étaient noués entre les deux familles. Il doit aller ce matin en ville avec François et Paul, ce dernier devant régler des formalités pour l’association humanitaire dont il est le président.
Le reste du groupe part pour l’île de Gorée avec le bac. L’arrivée est magique, car le petit port est situé dans une crique miniature superbe.
Promenade très calme (il n’y a aucune voiture) dans les venelles de sable, dans le dédale des maisons et des cours aux jolis tons ocre et sable. Visite du musée, puis resto sympa face au port, où nous rejoignent les autres membres de l’équipe.
Waly et François sont un peu contrariés. Le premier car il a eu un accrochage vif avec le taxi concernant le prix de la course, à cause d’un malentendu, le second car il a perdu son portable.
Dès le dessert, nous sommes sollicités par les vendeurs de tableaux, cireurs de chaussures et surtout par les vendeuses de colliers et de bracelets ; ce sont des célébrités ici et elles ont pris des noms d’artistes. Il y a « Claudia Schiffer », « Vanessa Paradis » et bien d’autres vedettes.
Le patron du restaurant nous sert de guide, nous escaladons avec lui le fort qui domine l’île et profitons du superbe point de vue sur Dakar. Visite des artisans et en particulier d’un peintre qui réalise des tableaux uniquement avec des sables de couleurs différentes. Nous craquons et achetons quelques toiles, ainsi que des petits bijoux fantaisie. Il faut dire que les « gazelles » sont très persuasives et que les « gazous » que nous sommes ne peuvent résister à leur gentillesse car elles ont beaucoup de savoir-faire et d’humour.
Ensuite, visite de la célèbre maison des esclaves.
Le soir, nous partons dîner à « La Siesta », super resto situé près du CVD et tenu par un couple de français. C’est madame qui fait la cuisine et elle nous apprend qu’elle vit au Sénégal depuis une cinquantaine d’années. Waly et François nous y rejoindront, car ils sont partis récupérer le fameux portable. En effet, la personne qui l’a retrouvé s’est manifestée et a proposé un R.V.
A leur retour, ils nous informent que c’est le fameux taxi irascible qui avait retrouvé l’appareil et que cela leur avait permis de s’expliquer. Ils se sont quittés comme les meilleurs amis du monde et Waly a retrouvé le sourire.
Pour fêter cela, Olivier nous entraine dans un bar musical recommandé par une de ses amies. Il n’y a quasiment personne, la boite s’appelle « Le Ravin » et c’est mortel au point que nous attrapons un fou-rire à nous donner le hoquet !
Le reste du groupe part pour l’île de Gorée avec le bac. L’arrivée est magique, car le petit port est situé dans une crique miniature superbe.
Promenade très calme (il n’y a aucune voiture) dans les venelles de sable, dans le dédale des maisons et des cours aux jolis tons ocre et sable. Visite du musée, puis resto sympa face au port, où nous rejoignent les autres membres de l’équipe.
Waly et François sont un peu contrariés. Le premier car il a eu un accrochage vif avec le taxi concernant le prix de la course, à cause d’un malentendu, le second car il a perdu son portable.
Dès le dessert, nous sommes sollicités par les vendeurs de tableaux, cireurs de chaussures et surtout par les vendeuses de colliers et de bracelets ; ce sont des célébrités ici et elles ont pris des noms d’artistes. Il y a « Claudia Schiffer », « Vanessa Paradis » et bien d’autres vedettes.
Le patron du restaurant nous sert de guide, nous escaladons avec lui le fort qui domine l’île et profitons du superbe point de vue sur Dakar. Visite des artisans et en particulier d’un peintre qui réalise des tableaux uniquement avec des sables de couleurs différentes. Nous craquons et achetons quelques toiles, ainsi que des petits bijoux fantaisie. Il faut dire que les « gazelles » sont très persuasives et que les « gazous » que nous sommes ne peuvent résister à leur gentillesse car elles ont beaucoup de savoir-faire et d’humour.
Ensuite, visite de la célèbre maison des esclaves.
Le soir, nous partons dîner à « La Siesta », super resto situé près du CVD et tenu par un couple de français. C’est madame qui fait la cuisine et elle nous apprend qu’elle vit au Sénégal depuis une cinquantaine d’années. Waly et François nous y rejoindront, car ils sont partis récupérer le fameux portable. En effet, la personne qui l’a retrouvé s’est manifestée et a proposé un R.V.
A leur retour, ils nous informent que c’est le fameux taxi irascible qui avait retrouvé l’appareil et que cela leur avait permis de s’expliquer. Ils se sont quittés comme les meilleurs amis du monde et Waly a retrouvé le sourire.
Pour fêter cela, Olivier nous entraine dans un bar musical recommandé par une de ses amies. Il n’y a quasiment personne, la boite s’appelle « Le Ravin » et c’est mortel au point que nous attrapons un fou-rire à nous donner le hoquet !
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Journal de bord "Ca passera"
Jeudu 27 Novembre - Journal de bord
Le matin, réveil tardif, car nous avions des heures de sommeil à rattraper. Au moment où nous envisageons de gonfler l’annexe, nous réalisons qu’il y a une barque jaune qui assure la liaison entre les voiliers et le ponton.
Nous appelons le pilote et il nous explique qu’ici tout est prévu par le CVD (Club de Voile de Dakar) pour faciliter la vie des skippers : la navette, la diffusion des infos concernant la police maritime et la douane, le bar avec connexion internet, les sanitaires, l’entretien du linge, …
Peu après, nous mettons le pied sur le sol sénégalais. Superbe accueil, car l’équipe du CVD est charmante et départ en taxi pour la Place de l’Indépendance, au centre de Dakar. A l’arrivée, nous sommes rapidement entourés par des vendeurs à la sauvette qui nous proposent montres, stylos, cartes téléphoniques, tee-shirts, colliers, bracelets, … Il nous faut patiemment assumer notre statut de « toubabs » et donc admettre que nous serons sans cesse sollicités dans certains endroits très touristiques.
Après un bon repas au restaurant « Les Gazelles », direction la police du port et la douane pour les formalités. Nous pensions que cela nous prendrait une journée entière, or nous avons tout expédié en une ½ journée!
En ville, nous nous baladons dans les petites rues où l’on trouve de tout : tél. portables, tissus, quincaillerie, fruits, … le tout présenté dans de toutes petites boutiques ou des étals en plein air. Les gens sont gais et ont un extraordinaire sens du contact. Par contre, les rues sont souvent sales.
Le soir, retour au bateau où, après les embouteillages et les klaxons, nous apprécions le calme.
Nous appelons le pilote et il nous explique qu’ici tout est prévu par le CVD (Club de Voile de Dakar) pour faciliter la vie des skippers : la navette, la diffusion des infos concernant la police maritime et la douane, le bar avec connexion internet, les sanitaires, l’entretien du linge, …
Peu après, nous mettons le pied sur le sol sénégalais. Superbe accueil, car l’équipe du CVD est charmante et départ en taxi pour la Place de l’Indépendance, au centre de Dakar. A l’arrivée, nous sommes rapidement entourés par des vendeurs à la sauvette qui nous proposent montres, stylos, cartes téléphoniques, tee-shirts, colliers, bracelets, … Il nous faut patiemment assumer notre statut de « toubabs » et donc admettre que nous serons sans cesse sollicités dans certains endroits très touristiques.
Après un bon repas au restaurant « Les Gazelles », direction la police du port et la douane pour les formalités. Nous pensions que cela nous prendrait une journée entière, or nous avons tout expédié en une ½ journée!
En ville, nous nous baladons dans les petites rues où l’on trouve de tout : tél. portables, tissus, quincaillerie, fruits, … le tout présenté dans de toutes petites boutiques ou des étals en plein air. Les gens sont gais et ont un extraordinaire sens du contact. Par contre, les rues sont souvent sales.
Le soir, retour au bateau où, après les embouteillages et les klaxons, nous apprécions le calme.
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Journal de bord "Ca passera"
lundi 8 décembre 2008
8 Décembre - Enthousiasmante soirée africaine !
Journée géniale avec visite des jardins et virée dans un village à 11 km. Soirée danse pour Paul et François et retour sous la lune en voiture à cheval. Demain Dakar, mardi sans doute tabaski chez Wali.
Retour Mercredi soir à Toulouse. Fiesta !
Retour Mercredi soir à Toulouse. Fiesta !
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Nouvelles fraîches
dimanche 7 décembre 2008
6 Décembre - Coucou de Foundiougne
Demain (dimanche) Sorokh
Mardi de Tabaski à Dakar
Mercredi Fiesta à Chaumarty
et sifini...
Mardi de Tabaski à Dakar
Mercredi Fiesta à Chaumarty
et sifini...
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Nouvelles fraîches
lundi 1 décembre 2008
1er Décembre - CE SOIR ECOUTEZ FRANCE INTER
L'équipage du "CA PASSERA" sur "ALLO la planète" à minuit 20 ce soir.
Ne pas manquer.
Ne pas manquer.
dimanche 30 novembre 2008
Mercredi 26 Novembre - Journal de bord
Nous ne pensions pas pouvoir garder le spi très longtemps, car c’est une voile assez difficile à maîtriser. En fait nous l’avons maintenue tout le mardi, toute la nuit, et ce n’est que dans la matinée que nous l’avons remplacée par le génois monté sur le tangon.
Le rangement du spi par vent fort n’est pas une partie de plaisir et cela nous a occupé un bon moment.
De tout notre périple, cette journée est la plus chaude. Elle a commencé par un splendide lever de soleil, puis par l’observation de la vie en mer. Nous avons vu des tortues, une raie manta avec deux rémoras occupés à la déparasiter et surtout une multitude de poissons volants.
Nous quittons les eaux de la Mauritanie et arrivons dans celles du Sénégal. Très rapidement, nous passons au large de St Louis et avons mis le Cap Vert en point de mire sur notre GPS. A la nuit tombée, nous apercevons le halot de lumière nous signalant Dakar. Le balai aérien incessant des avions nous permet de deviner l’emplacement de l’aéroport. Puis les lueurs du phare se précisent, mais le contournement de la presqu’île de Dakar est interminable et se finit au près par 25 nœuds de vent. Nous mouillons finalement à 4 h du matin dans la splendide baie de Hann.
Enfin nous sommes arrivés, après plus de 6 jours en haute mer sans voir la terre, et nous fêtons cela en ouvrant une bonne bouteille!
Ce qui est extraordinaire, c’est que le même jour mais cinquante ans plus tôt, la mère de Paul, Françoise, mettait le pied sur le sol sénégalais…
Le rangement du spi par vent fort n’est pas une partie de plaisir et cela nous a occupé un bon moment.
De tout notre périple, cette journée est la plus chaude. Elle a commencé par un splendide lever de soleil, puis par l’observation de la vie en mer. Nous avons vu des tortues, une raie manta avec deux rémoras occupés à la déparasiter et surtout une multitude de poissons volants.
Nous quittons les eaux de la Mauritanie et arrivons dans celles du Sénégal. Très rapidement, nous passons au large de St Louis et avons mis le Cap Vert en point de mire sur notre GPS. A la nuit tombée, nous apercevons le halot de lumière nous signalant Dakar. Le balai aérien incessant des avions nous permet de deviner l’emplacement de l’aéroport. Puis les lueurs du phare se précisent, mais le contournement de la presqu’île de Dakar est interminable et se finit au près par 25 nœuds de vent. Nous mouillons finalement à 4 h du matin dans la splendide baie de Hann.
Enfin nous sommes arrivés, après plus de 6 jours en haute mer sans voir la terre, et nous fêtons cela en ouvrant une bonne bouteille!
Ce qui est extraordinaire, c’est que le même jour mais cinquante ans plus tôt, la mère de Paul, Françoise, mettait le pied sur le sol sénégalais…
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Mardi 25 novembre - Journal de bord
Mer et vent toujours aussi calmes, c’est donc l’occasion de sortir le spi asymétrique afin d’essayer de capter les faibles brises d’air. Il est du plus bel effet et donne un air de fête au bateau. Nous croisons peu de navires, par contre nous apercevons au loin une baleine et surveillons les moments où elle remonte à la surface pour souffler. Puis c’est un requin curieux qui s’approche à trois mètres du bateau. Et enfin, des poissons volants qui font preuve d’une incroyable rapidité pour planer au dessus des vagues, échappant ainsi à leurs prédateurs (essentiellement les daurades).
Dans l’après midi, bain à l’arrière du bateau, pas du tout intimidés par la présence des requins. Justement, peu après, c’est l’un d’eux qui mordra à notre rapala, mais lorsque Olivier veut le ramener, le poisson casse la ligne d’un coup de dent et nous vole notre leurre.
Ce soir, l’air est si doux que nous dînons à l’extérieur et apprécions le thon poëllé que nous avions pêché la veille. Le tout en écoutant une divine musique, en particulier Madeleine Peyroux.
Dans l’après midi, bain à l’arrière du bateau, pas du tout intimidés par la présence des requins. Justement, peu après, c’est l’un d’eux qui mordra à notre rapala, mais lorsque Olivier veut le ramener, le poisson casse la ligne d’un coup de dent et nous vole notre leurre.
Ce soir, l’air est si doux que nous dînons à l’extérieur et apprécions le thon poëllé que nous avions pêché la veille. Le tout en écoutant une divine musique, en particulier Madeleine Peyroux.
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Lundi 24 Novembre - Journal de bord
Ce matin l’air est vif et le ciel nuageux. La mer est calme et jusqu’à l’horizon nous avons cette masse liquide, si énorme et si immobile que l’on se sent purifié et apaisé rien qu’à la regarder. C’est pour moi, avec la haute montagne, un des rares lieux où l’on se sent coupé du monde et étranger à toutes les contraintes règlementaires et conventionnelles. Ici la phrase « Homme libre, toujours tu chériras la mer » prend tout son sens.
Au loin, en fin de matinée, nous croisons deux bateaux de pêche, ce qui nous fait penser que nous avons quelques chances avec nos lignes. Quelques minutes après, Jean Jacques ramène un joli thon, que nous savourerons en sashimi au déjeuner.
En soirée, nous essuyons un grain. Le vent se calme en fin de nuit et nous oblige à remettre le moteur en marche. Néanmoins, globalement nous avons bien avancé depuis le départ car il nous reste moins de 300 milles à parcourir.
Au loin, en fin de matinée, nous croisons deux bateaux de pêche, ce qui nous fait penser que nous avons quelques chances avec nos lignes. Quelques minutes après, Jean Jacques ramène un joli thon, que nous savourerons en sashimi au déjeuner.
En soirée, nous essuyons un grain. Le vent se calme en fin de nuit et nous oblige à remettre le moteur en marche. Néanmoins, globalement nous avons bien avancé depuis le départ car il nous reste moins de 300 milles à parcourir.
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Dimanche 23 Novembre - Journal de bord
Aujourd’hui, grand beau avec un ciel uniformément bleu. Le vent de nord ouest est plus chaud, souffle par rafales et le bateau progresse bien. Il monte et descend au gré de la houle. Parfois un peu d’eau blanche giflée par le vent passe par-dessus bord. Dans la journée nous dépassons le fameux Tropique du Cancer. La journée s’écoule paisiblement, rythmée par les repas, les relais à la barre, la sieste, la lecture et … le journal de bord.
Après le dîner, Paul et Olivier font le premier quart et nous appellent. Le bateau est entouré par un groupe de 30 à 40 dauphins et le spectacle est féerique d’autant plus que nous sommes dans des eaux riches en plancton qui devient phosphorescent dès qu’il est agité. En avançant les dauphins ressemblent à des ogives lumineuses qui tracent à toute vitesse des arabesques lumineuses et le bateau avance dans une couronne lumineuse.
Le spectacle dure plusieurs heures et à 2H en prenant mon quart, j’ai toujours quelques dauphins près du bateau qui ne nous quitteront qu’au lever du jour, au large du Cap Blanc.
Après le dîner, Paul et Olivier font le premier quart et nous appellent. Le bateau est entouré par un groupe de 30 à 40 dauphins et le spectacle est féerique d’autant plus que nous sommes dans des eaux riches en plancton qui devient phosphorescent dès qu’il est agité. En avançant les dauphins ressemblent à des ogives lumineuses qui tracent à toute vitesse des arabesques lumineuses et le bateau avance dans une couronne lumineuse.
Le spectacle dure plusieurs heures et à 2H en prenant mon quart, j’ai toujours quelques dauphins près du bateau qui ne nous quitteront qu’au lever du jour, au large du Cap Blanc.
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Samedi 22 novembre - Journal de bord
J’aime les aubes grises, un peu lourdes, presque pâteuses, qui prennent des couleurs à mesure que le soleil monte. Encore une belle journée avec de rares nuages. Nous allons bientôt franchir le Tropique du Cancer, quitter les eaux marocaines pour celles de la Mauritanie. A hauteur du Cap Blanc, il faudra se tenir au large pour éviter les hauts fonds. C’est ici en effet, au Banc D’Argain, que s’est échoué le célèbre bateau « La Méduse ».
Nous passons la majeure partie de la journée à l’extérieur dans le cockpit dans lequel on se sent bien, une main cramponnée sur le winch pour assurer son équilibre. On regarde la mer, le ciel, la nature et les voiles, parfois un navire qui croise au loin. On écoute le clapot qui frappe l’étrave, qui s’écrase pour laisser glisser la coque sur l’eau. Ca Passera avale les milles.
Actuellement, la nuit nous naviguons sans lune et nous pouvons observer des ciels de toute beauté. Comme il n’y a pas de lumières parasites, les étoiles sont étincelantes.
Nous passons la majeure partie de la journée à l’extérieur dans le cockpit dans lequel on se sent bien, une main cramponnée sur le winch pour assurer son équilibre. On regarde la mer, le ciel, la nature et les voiles, parfois un navire qui croise au loin. On écoute le clapot qui frappe l’étrave, qui s’écrase pour laisser glisser la coque sur l’eau. Ca Passera avale les milles.
Actuellement, la nuit nous naviguons sans lune et nous pouvons observer des ciels de toute beauté. Comme il n’y a pas de lumières parasites, les étoiles sont étincelantes.
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Venderdi 21 Novembre - Journal de Bord
La Gomera est loin dernière nous et nous croisons Hierro, la plus petite île de l’archipel. C’est maintenant le plein océan et ses quarts habituels. Je prends le dernier avec François et là nous croisons un superbe trois mats qui apparaît devant le soleil. C’était déjà magique et un arc en ciel vient parachever le tableau.
Nous avançons à 6 nœuds avec un vent de nord ouest régulier.
Nous avançons à 6 nœuds avec un vent de nord ouest régulier.
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dimanche 23 novembre 2008
samedi 22 novembre 2008
Jeudi 20 novembre - Journal de bord
Au petit déj. quelques gouttes de pluie nous valent un bel arc en ciel et des couleurs contrastées sur San Sébastian de La Gomera.
Départ prévu dès que l’avitaillement sera réalisé et le blog alimenté.
En route vers Dakar pour 5 à 6 jours de mer selon nos calculs.
A bientôt sous les tropiques.
Départ prévu dès que l’avitaillement sera réalisé et le blog alimenté.
En route vers Dakar pour 5 à 6 jours de mer selon nos calculs.
A bientôt sous les tropiques.
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Mercredi 19 novembre - Journal de bord
Tour de l’île en monospace de location. Gomera est une île volcanique au relief très accidenté. Tout le centre est occupé par un Parc Naturel. Cinq vallées principales :
- Hermigua, région agricole : bananerais (les célèbres « Canaries »), vignes et légumes.
A El Cedro, Olivier repère quelques ânes. Eleveur d’ânes, il ne peut s’empêcher de leur offrir quelques pommes.
Dans le secteur, beaucoup de forets et une température bien inférieure à celle de le côte.
- Agulo, avec une superbe vue sur la mer, et un resto « routier » surplombant la vallée, où nous dégustons un excellant ragoût de chèvre et thon frais. Un vrai régal, au milieu des ouvriers et des ouvrières du chantier de la route
- Vallehermosa où nous achetons du vin dans une cave
- Valle Gran Rey, sans grand intérêt
- Alajera, avec le seul aéroport de l’île, dont la piste est plus proche de celle d’un porte avion que de celle du Bourget.
- Hermigua, région agricole : bananerais (les célèbres « Canaries »), vignes et légumes.
A El Cedro, Olivier repère quelques ânes. Eleveur d’ânes, il ne peut s’empêcher de leur offrir quelques pommes.
Dans le secteur, beaucoup de forets et une température bien inférieure à celle de le côte.
- Agulo, avec une superbe vue sur la mer, et un resto « routier » surplombant la vallée, où nous dégustons un excellant ragoût de chèvre et thon frais. Un vrai régal, au milieu des ouvriers et des ouvrières du chantier de la route
- Vallehermosa où nous achetons du vin dans une cave
- Valle Gran Rey, sans grand intérêt
- Alajera, avec le seul aéroport de l’île, dont la piste est plus proche de celle d’un porte avion que de celle du Bourget.
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Mardi 18 novembre - Journal de bord

Au lever du soleil, nous doublons la pointe de Salema, au sud de Ténérife. Le vent a faibli. Nous sommes escortés tantôt par les ferries, tantôt par les dauphins et même par un groupe de globicéphales.
Mais le vent forcit rapidement. En quelques minutes, la mer devient forte, l’écume et les embruns nous fouettent de plus en plus fort, nous bataillons durant 2 heures sous deux ris. Jean-Jacques a abandonné depuis longtemps l’épluchure des pommes de terres et de l’intérieur du bateau François joue au cinéaste afin de fixer sur la pellicule ces moments forts, au péril de ses bosses.
Devant le port, Paul a un pressentiment : il n’y aura pas de place pour nous. Nous nous amarrons provisoirement et en effet, lorsqu’il revient de la capitainerie avec Olivier, il nous indique que nous devons partir. Ambiance catastrophe. En fait c’était une blague : Pétra, l’hôtesse d’accueil, très charmante, nous annonce qu’une place nous est réservée et que la télévision canarienne veut filmer la manœuvre et nous interviewer.
« Vous n’avez pas de femme à bord ? »
Mais nous vous attendions, réplique Paul avec répartie. Hilarité générale.
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Lundi 17 novembre - Journal de bord
Le matin tournée des accastilleurs à la recherche entre autres du fanion et des cartes du Sénégal. L’après midi, pause du bimini, taud de cockpit, qui va donner à Ca Passera un petit air bourgeois et nous protègera des rayons du soleil africain. Afin de rendre la vie à l’extérieur encore plus confortable, nous fabriquons une table qui nous permettra de prendre agréablement nos repas et petits déj.
Le soir, avant de partir, Paul tient à honorer la tradition des «globe-flotteurs »: laisser une trace de notre passage en réalisant la peinture du logo du Ca Passera sur le quai, juste à côté de celui de « La Boudeuse ». Ami si tu passes ici…
Nous pouvons maintenant larguer les amarres et mettre le cap vers l’île de La Gomera.
Dimanche 16 Novembre- Journal de bord
Grosse journée technique : frein de bôme à installer, halle bas de bôme à réparer car les rivets ont cédé, changement de la girouette, vidange moteur et remplacement filtre à huile, plein d’eau et de gas-oil, nettoyage du pont, …, c’est fou le travail de bricolage qu’il peut y avoir sur un voilier. D’ailleurs le coq au vin est servi à 16h !
Apéritif pris avec un couple de couseranais, qui ont pris une année sabbatique et se dirigent vers les Antilles.
Avant le coucher, nous faisons le tour des pontons pour admirer quelques superbes voiliers en escale avant la traversée de l’océan. Ambiance cosmopolite, car Ténérife est une plaque tournante pour les «tournemondistes » : à tribord nous avons un voilier russe et à bâbord un suédois.
Apéritif pris avec un couple de couseranais, qui ont pris une année sabbatique et se dirigent vers les Antilles.
Avant le coucher, nous faisons le tour des pontons pour admirer quelques superbes voiliers en escale avant la traversée de l’océan. Ambiance cosmopolite, car Ténérife est une plaque tournante pour les «tournemondistes » : à tribord nous avons un voilier russe et à bâbord un suédois.
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Samedi 15 Novembre - Journal de bord

Nous avons laissé Lanzarote sur bâbord et filons sud ouest sur Ténérife. Nous passons au large de l’île de Fuerteventura et il nous faudra encore une bonne journée de navigation pour atteindre le port de Santa Cruz de Ténérife.
A la tombée de la nuit, nous arrivons au cap de l’île et une heure après nous sommes au ponton. Olivier, notre nouvel équipier, nous rejoint. Il est ici depuis deux jours et il nous présente l’île qu’il a eu le temps de visiter. Il nous sera précieux, car il parle couramment la langue de Cervantès.
En ville, nous tombons sur un super resto, style marine à voile du XIX, où nous retenons une salle à manger particulière. Nous dînons tels des ambassadeurs reçus au château arrière réservé au capitaine.
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Vendredi 14 Novembre - Journal de bord
La nuit n’est pas très facile, la mer est forte et le bateau reçoit la houle de travers. La vie à bord devient moins confortable et on récupère moins bien les quarts de veille. Le mal de mer revient chez certains et on paye les trois jours de rêve passés à Sidi Ifni qui nous ont « désamarinés » et en plus on a le blues d’avoir laissé Bruno et Jacky sur le quai après avoir partagé des moments très forts. On est parvenu, au sein du groupe à un équilibre de vie entre personnes si différentes. Cela est certainement dû à notre volonté commune, ce qui passe par des choses simples, comme la politesse et la courtoisie au quotidien, la division des tâches, la confiance dans les capacités des autres équipiers. Les moments difficiles de long de la descente des côtes espagnoles nous ont soudés. Par mauvais temps, le barreur se sent en effet responsable des autres. Mais c’est également la richesse de la rencontre. La joie de vivre de Bruno, ses imitations, nous manquent, comme la gentillesse et la chaleur de Jacky, son dévouement et sa rage d’avoir manqué de si peu ce superbe thon de 30 kg !
Et ainsi vaillamment, Ca Passera continu sa route, avec un bon vent et nous arrivons en fin de soirée à hauteur de Lanzarote après un beau coucher de soleil entre les îles. Très beau tableau, comme chaque fois que l’on découvre une nouvelle île.
Le relief volcanique des Canaries a donné à l’Espagne son point plus haut sommet : le pic Teide, qui culmine à 3715m.
Et ainsi vaillamment, Ca Passera continu sa route, avec un bon vent et nous arrivons en fin de soirée à hauteur de Lanzarote après un beau coucher de soleil entre les îles. Très beau tableau, comme chaque fois que l’on découvre une nouvelle île.
Le relief volcanique des Canaries a donné à l’Espagne son point plus haut sommet : le pic Teide, qui culmine à 3715m.
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Jeudi 13 Novembre - Journal de bord
Ravitaillement pour le départ. Le marché nous fournit légumes, fruits, poissons, poulets,…à gogo et de qualité.
Je fais le tri des photos pour Bruno qui rentre avec Jacky et les adressera à Violaine avec plus de rapidité que la connexion Internet locale. A midi, ultime pique nique sur le quai, près du bateau.
Retour très attendu des officiels, qui mettent autant de zèle que d’amabilité à faire semblant de fouiller le bateau. Paul piaffe d’impatience, car la marée, elle, n’attend pas.
Dernier gorgeon du dernier Muscat de Jeannot. Adieux déchirants avec Bruno et Jacky, avec qui nous avons partagé tant de choses. Jean Jacques les remplace et fait ses premiers milles à la barre. Cap sur les Canaries.
Je fais le tri des photos pour Bruno qui rentre avec Jacky et les adressera à Violaine avec plus de rapidité que la connexion Internet locale. A midi, ultime pique nique sur le quai, près du bateau.
Retour très attendu des officiels, qui mettent autant de zèle que d’amabilité à faire semblant de fouiller le bateau. Paul piaffe d’impatience, car la marée, elle, n’attend pas.
Dernier gorgeon du dernier Muscat de Jeannot. Adieux déchirants avec Bruno et Jacky, avec qui nous avons partagé tant de choses. Jean Jacques les remplace et fait ses premiers milles à la barre. Cap sur les Canaries.
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mercredi 19 novembre 2008
SMS du 19 Novembre
Oui super on e au knari, tnrif puis la gomera, c mimi. on part demain pour Dakar 6 jours de mer. Bises à tous.
Je vous la refait :
Oui super, on est aux canaries, Tenerife, puis la gomera, c'est mignon...
Je vous la refait :
Oui super, on est aux canaries, Tenerife, puis la gomera, c'est mignon...
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Nouvelles fraîches
mardi 18 novembre 2008
Dimanche 16 Novembre - Tenerife
J'ai eu mon cousin Paul au téléphone et mon cher oncle François. J'suis ben contente d'être leur Webmister !! Cela me permet du direct de temps en temps. Bon, passons...
Ils sont à Tenerife et partiront Mercredi pour Dakar. Devant eux 6 à 7 jours de mer... et là, je les sens vraiment heureux !!
Ca fait du bien de décrocher.
François dit de Paul : "Il est génial ton cousin"... Je ne lui ai pas dit mais je le savais déjà.
Paul me dit de François : " Ton oncle a retrouvé une seconde jeunesse, et tu verras quand nous serons au Sénégal il croira avoir 20 ans"... Ou quelques chose comme ca. Tout baigne donc.
Ils sont à Tenerife et partiront Mercredi pour Dakar. Devant eux 6 à 7 jours de mer... et là, je les sens vraiment heureux !!
Ca fait du bien de décrocher.
François dit de Paul : "Il est génial ton cousin"... Je ne lui ai pas dit mais je le savais déjà.
Paul me dit de François : " Ton oncle a retrouvé une seconde jeunesse, et tu verras quand nous serons au Sénégal il croira avoir 20 ans"... Ou quelques chose comme ca. Tout baigne donc.
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Nouvelles fraîches
dimanche 16 novembre 2008
Soirée dans les salons privés de l'Hierbita
mercredi 12 novembre 2008
Mardi 11 Novembre - Journal de bord
Vers 1h30, nous arrivons face à l’entrée du port de Sidi Ifni. Le feu rouge est allumé, mais pas le vert qui semble grillé. Tout le monde est sur le pont, très attentif, tandis que je surveille la progression du bateau sur l’écran de l’ordinateur. A notre arrivée, 7 à 8 personnes nous accueillent : des pêcheurs, un responsable du port, un représentant de la police et un autre des douanes. L’accueil est cordial et après nous être renseigné sur le marnage, nous réglons les amarres. Vers 2h dodo, car nous sommes bien fatigués.
Le matin, après le petit déj. Julie et Jean-Jacques, notre futur équipier, nous rejoignent. Ensuite, arrivée de la police et des douanes. Fouille du bateau réalisée avec tact et enfin nous partons pour la ville qui se situe à un peu plus de 3 km du port.
Sidi Ifni est un agréable village juché sur une haute falaise. C’était jusqu’en 69 une enclave espagnole.
Après nous être désaltéré avec un délicieux jus de fruit, nous traversons la Place Hassan II et descendons le long d’une promenade située en haut de la falaise et offre une vue décoiffante (surtout pour Bruno!) sur la plage immense située en contrebas. Après une petite visite au patio de Julie, où nous faisons connaissance avec Lahcen et Bachir, deux jeunes très sympas, nous allons au resto chez Abdou à midi. Dégustation d’un délicieux plat de poissons pêchés durant la nuit. Puis thé en terrasse avec une vue superbe sur les rouleaux de l’océan.
L’après midi, retour au port pour quelques formalités administratives et ensuite visite du souk. Celui-ci s’anime vers 18h, après l’arrivage du poisson et c’est un plaisir de déambuler entre les étals. Les poissons sont superbes et le nombre de variétés impressionnant. Nous achetons des rascasses (« chapons »), et des St Pierres pour un tagine que va nous préparer un restaurateur du coin. L’air est parfumé par les épices.
Le soir la ville s’anime et il y a foule dans les rues ; il fait doux et on s’y sent bien.
En terrasse, le tagine est délicieux et nous l’arrosons discrètement avec quelques bouteilles de vin local.
Après un dernier thé à la menthe chez Julie, nous rejoignons le bateau pour la nuit.
Le matin, après le petit déj. Julie et Jean-Jacques, notre futur équipier, nous rejoignent. Ensuite, arrivée de la police et des douanes. Fouille du bateau réalisée avec tact et enfin nous partons pour la ville qui se situe à un peu plus de 3 km du port.
Sidi Ifni est un agréable village juché sur une haute falaise. C’était jusqu’en 69 une enclave espagnole.
Après nous être désaltéré avec un délicieux jus de fruit, nous traversons la Place Hassan II et descendons le long d’une promenade située en haut de la falaise et offre une vue décoiffante (surtout pour Bruno!) sur la plage immense située en contrebas. Après une petite visite au patio de Julie, où nous faisons connaissance avec Lahcen et Bachir, deux jeunes très sympas, nous allons au resto chez Abdou à midi. Dégustation d’un délicieux plat de poissons pêchés durant la nuit. Puis thé en terrasse avec une vue superbe sur les rouleaux de l’océan.
L’après midi, retour au port pour quelques formalités administratives et ensuite visite du souk. Celui-ci s’anime vers 18h, après l’arrivage du poisson et c’est un plaisir de déambuler entre les étals. Les poissons sont superbes et le nombre de variétés impressionnant. Nous achetons des rascasses (« chapons »), et des St Pierres pour un tagine que va nous préparer un restaurateur du coin. L’air est parfumé par les épices.
Le soir la ville s’anime et il y a foule dans les rues ; il fait doux et on s’y sent bien.
En terrasse, le tagine est délicieux et nous l’arrosons discrètement avec quelques bouteilles de vin local.
Après un dernier thé à la menthe chez Julie, nous rejoignons le bateau pour la nuit.
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Journal de bord "Ca passera"
Lunid 10 Novembre - Journal d bord
Le vent a faibli et tourné durant la nuit. A nouveau le moteur !
Nous sommes plus près des côtes et croisons de petits bateaux de pêcheurs qui attendent patiemment après avoir mis les filets à l’eau.
Le bleu du ciel a fait place à un gris lumineux et à l’horizon le ciel se confond avec la mer, si bien que les bateaux lointains semblent flotter dans l’air.
Bricolage, nettoyage du pont, lecture, la journée s’écoule paisiblement.
Le soir les dauphins viennent nous rendre visite. Ces princes des mers sont plus qu’attachant et nous émerveillons de les voir évoluer dans un ballet gracieux. Sont-ils sensibles à nos sifflements ? Leur curiosité ne fait aucun doute, car ils sautent en tournant leur tête pour nous observer.
Après dîner, personne n’est pressé d’aller se coucher , car nous savons que vers 1h30 nous allons enfin atteindre le port, toucher un nouveau pays, nous dégourdir les jambes, faire de nouvelles rencontres et cela nous enthousiasme. En attendant, ce soir c’est récital Brassens sur le pont, les yeux fixés sur les lumières de Sidi Ifni.
Nous sommes plus près des côtes et croisons de petits bateaux de pêcheurs qui attendent patiemment après avoir mis les filets à l’eau.
Le bleu du ciel a fait place à un gris lumineux et à l’horizon le ciel se confond avec la mer, si bien que les bateaux lointains semblent flotter dans l’air.
Bricolage, nettoyage du pont, lecture, la journée s’écoule paisiblement.
Le soir les dauphins viennent nous rendre visite. Ces princes des mers sont plus qu’attachant et nous émerveillons de les voir évoluer dans un ballet gracieux. Sont-ils sensibles à nos sifflements ? Leur curiosité ne fait aucun doute, car ils sautent en tournant leur tête pour nous observer.
Après dîner, personne n’est pressé d’aller se coucher , car nous savons que vers 1h30 nous allons enfin atteindre le port, toucher un nouveau pays, nous dégourdir les jambes, faire de nouvelles rencontres et cela nous enthousiasme. En attendant, ce soir c’est récital Brassens sur le pont, les yeux fixés sur les lumières de Sidi Ifni.
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Lunid 10 Novembre - Journal d bord
Le vent a faibli et tourné durant la nuit. A nouveau le moteur !
Nous sommes plus près des côtes et croisons de petits bateaux de pêcheurs qui attendent patiemment après avoir mis les filets à l’eau.
Le bleu du ciel a fait place à un gris lumineux et à l’horizon le ciel se confond avec la mer, si bien que les bateaux lointains semblent flotter dans l’air.
Bricolage, nettoyage du pont, lecture, la journée s’écoule paisiblement.
Le soir les dauphins viennent nous rendre visite. Ces princes des mers sont plus qu’attachant et nous émerveillons de les voir évoluer dans un ballet gracieux. Sont-ils sensibles à nos sifflements ? Leur curiosité ne fait aucun doute, car ils sautent en tournant leur tête pour nous observer.
Après dîner, personne n’est pressé d’aller se coucher , car nous savons que vers 1h30 nous allons enfin atteindre le port, toucher un nouveau pays, nous dégourdir les jambes, faire de nouvelles rencontres et cela nous enthousiasme. En attendant, ce soir c’est récital Brassens sur le pont, les yeux fixés sur les lumières de Sidi Ifni.
Nous sommes plus près des côtes et croisons de petits bateaux de pêcheurs qui attendent patiemment après avoir mis les filets à l’eau.
Le bleu du ciel a fait place à un gris lumineux et à l’horizon le ciel se confond avec la mer, si bien que les bateaux lointains semblent flotter dans l’air.
Bricolage, nettoyage du pont, lecture, la journée s’écoule paisiblement.
Le soir les dauphins viennent nous rendre visite. Ces princes des mers sont plus qu’attachant et nous émerveillons de les voir évoluer dans un ballet gracieux. Sont-ils sensibles à nos sifflements ? Leur curiosité ne fait aucun doute, car ils sautent en tournant leur tête pour nous observer.
Après dîner, personne n’est pressé d’aller se coucher , car nous savons que vers 1h30 nous allons enfin atteindre le port, toucher un nouveau pays, nous dégourdir les jambes, faire de nouvelles rencontres et cela nous enthousiasme. En attendant, ce soir c’est récital Brassens sur le pont, les yeux fixés sur les lumières de Sidi Ifni.
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Journal de bord "Ca passera"
Dimanche 9 Novembre - Journal de Bord
Quatrième jour de mer sans avoir mis pied à terre. Sidi Ifni est encore à 1 jour et demi.
Maintenant, toute l’équipe est parfaitement à l’aise sur l’eau et sur le bateau et nous avons appris à vivre au rythme de la mer. Après la houle des côtes espagnoles, la mer est plate. Il est bon de s’installer à l’avant du bateau, avec un bon bouquin et de lever les yeux vers l’horizon de temps en temps et de se sentir bien. Le ciel est uniformément bleu, le soleil éclatant et nous décidons de faire une halte pour nous baigner en plein océan. C’est magique, aucun bateau à l’horizon, aucune côte et on se croit seul au monde. L’eau est bonne, 21 à 22°, et il est vivifiant de nager derrière le bateau en se moquant des soit disant requins annoncés par Bruno !
En milieu d’après midi le vent forcit et nous progressons rapidement, voiles en ciseau. La palme de la vitesse revient à Jeannot, qui à la barre atteint les 10,4 nœuds.
Aujourd’hui pas de poisson, mais superbe coucher de soleil. Quelques nuages sur fond rouge orangé. Nous croisons en début de nuit une barque de pêcheurs avec 3 gars à bord, qui au dernier moment allument une petite lampe de poche pour signaler leur présence.
Après dîner, la brise fraîchit de nord, Ca Passera surfe vers le sud marocain dans un galop nocturne grisant. Un sillage lumineux nous entoure et s’effiloche sur l’arrière : certains planctons, pris dans le tourbillon, deviennent fluorescents
Comme des étoiles dans l’eau. Le bruit de l’écume sur la coque et parfois un léger grondement rendent le bateau vivant.
Les nuits sont fraîches et surtout très humides. Avant de partir au lit, tour de chant dans le cockpit avec Nougaro. O Toulouse, que tu es loin mon pays !
Maintenant, toute l’équipe est parfaitement à l’aise sur l’eau et sur le bateau et nous avons appris à vivre au rythme de la mer. Après la houle des côtes espagnoles, la mer est plate. Il est bon de s’installer à l’avant du bateau, avec un bon bouquin et de lever les yeux vers l’horizon de temps en temps et de se sentir bien. Le ciel est uniformément bleu, le soleil éclatant et nous décidons de faire une halte pour nous baigner en plein océan. C’est magique, aucun bateau à l’horizon, aucune côte et on se croit seul au monde. L’eau est bonne, 21 à 22°, et il est vivifiant de nager derrière le bateau en se moquant des soit disant requins annoncés par Bruno !
En milieu d’après midi le vent forcit et nous progressons rapidement, voiles en ciseau. La palme de la vitesse revient à Jeannot, qui à la barre atteint les 10,4 nœuds.
Aujourd’hui pas de poisson, mais superbe coucher de soleil. Quelques nuages sur fond rouge orangé. Nous croisons en début de nuit une barque de pêcheurs avec 3 gars à bord, qui au dernier moment allument une petite lampe de poche pour signaler leur présence.
Après dîner, la brise fraîchit de nord, Ca Passera surfe vers le sud marocain dans un galop nocturne grisant. Un sillage lumineux nous entoure et s’effiloche sur l’arrière : certains planctons, pris dans le tourbillon, deviennent fluorescents
Comme des étoiles dans l’eau. Le bruit de l’écume sur la coque et parfois un léger grondement rendent le bateau vivant.
Les nuits sont fraîches et surtout très humides. Avant de partir au lit, tour de chant dans le cockpit avec Nougaro. O Toulouse, que tu es loin mon pays !
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Samedi 8 Novembre - Journal de bord
Le vent fraîchit et un peu de clapot s’est formé. Vent arrière, voiles en ciseau, génois tangonné. Quel bonheur de progresser à la voile, de n’entendre que le bruit du vent et de la mer ! Enfin, l’éolienne se réveille et on frise les 7 nœuds.
Nous passons au large de Rabat, puis Casablanca. Peu de monde sur l’eau, sauf un voilier avec lequel nous naviguerons de concert plusieurs heures durant.
En fin de soirée, j’accroche une daurade coryphène… qui se détache à 1m du bateau. Aurions nous la poisse? Pas du tout car Bruno, en rentrant les lignes sent une forte résistance, celle d’un joli thon que nous ramenons à bord et qui se retrouve dans la poêle dans les minutes suivantes.
La nuit est calme, nous sommes bien et une bonne partie de tarot s’impose.
Nous passons au large de Rabat, puis Casablanca. Peu de monde sur l’eau, sauf un voilier avec lequel nous naviguerons de concert plusieurs heures durant.
En fin de soirée, j’accroche une daurade coryphène… qui se détache à 1m du bateau. Aurions nous la poisse? Pas du tout car Bruno, en rentrant les lignes sent une forte résistance, celle d’un joli thon que nous ramenons à bord et qui se retrouve dans la poêle dans les minutes suivantes.
La nuit est calme, nous sommes bien et une bonne partie de tarot s’impose.
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Vendredi 7 Novembre - Journal de Bord
Vers 6h, Bruno et Jacques arrivent au mouillage des énormes porte-containers, céréaliers, pétroliers, … Nous sommes bien peu de chose à leurs côtés.
Le jour se lève sur Gibraltar avec une superbe lumière. Au pied du célèbre caillou, un cargo s’est échoué, coupé en 2 lors de la fameuse période de mauvais temps que nous avons connu il y a quelques jours. Un remorqueur s’approche pour nous signifier de passer au large.
Le trafic est conséquent et il faut être extrêmement vigilant.
On tire des bords dans la passe. A hauteur de Tarifa, des baleines globicéphales nagent en groupe en sortant bien la tête de l’eau : une vraie brasse papillon.
18h, vérification de l’huile du moteur qui a tourné sans discontinuer depuis mercredi soir. Enfin un peu de silence ! Mais il faudra le remettre car le vent est trop faible.
Le jour se lève sur Gibraltar avec une superbe lumière. Au pied du célèbre caillou, un cargo s’est échoué, coupé en 2 lors de la fameuse période de mauvais temps que nous avons connu il y a quelques jours. Un remorqueur s’approche pour nous signifier de passer au large.
Le trafic est conséquent et il faut être extrêmement vigilant.
On tire des bords dans la passe. A hauteur de Tarifa, des baleines globicéphales nagent en groupe en sortant bien la tête de l’eau : une vraie brasse papillon.
18h, vérification de l’huile du moteur qui a tourné sans discontinuer depuis mercredi soir. Enfin un peu de silence ! Mais il faudra le remettre car le vent est trop faible.
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Vendredi 7 Novembre - Journal de Bord
Vers 6h, Bruno et Jacques arrivent au mouillage des énormes porte-containers, céréaliers, pétroliers, … Nous sommes bien peu de chose à leurs côtés.
Le jour se lève sur Gibraltar avec une superbe lumière. Au pied du célèbre caillou, un cargo s’est échoué, coupé en 2 lors de la fameuse période de mauvais temps que nous avons connu il y a quelques jours. Un remorqueur s’approche pour nous signifier de passer au large.
Le trafic est conséquent et il faut être extrêmement vigilant.
On tire des bords dans la passe. A hauteur de Tarifa, des baleines globicéphales nagent en groupe en sortant bien la tête de l’eau : une vraie brasse papillon.
18h, vérification de l’huile du moteur qui a tourné sans discontinuer depuis mercredi soir. Enfin un peu de silence ! Mais il faudra le remettre car le vent est trop faible.
Le jour se lève sur Gibraltar avec une superbe lumière. Au pied du célèbre caillou, un cargo s’est échoué, coupé en 2 lors de la fameuse période de mauvais temps que nous avons connu il y a quelques jours. Un remorqueur s’approche pour nous signifier de passer au large.
Le trafic est conséquent et il faut être extrêmement vigilant.
On tire des bords dans la passe. A hauteur de Tarifa, des baleines globicéphales nagent en groupe en sortant bien la tête de l’eau : une vraie brasse papillon.
18h, vérification de l’huile du moteur qui a tourné sans discontinuer depuis mercredi soir. Enfin un peu de silence ! Mais il faudra le remettre car le vent est trop faible.
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Jeudi 6 novembre - Journal de bord
Nous progressons toujours au moteur, même si nous parvenons de temps en temps à sortir le génois afin de progresser plus rapidement quant le vent forcit et nous arrive de travers.
En début de matinée nous croisons au large de Malaga, puis de Marbella. Nous sommes dominés par le Mulhacen, superbe sommet enneigé qui culmine au sommet de la Sierra Nevada, à 3481m.
Voici quelques années, j’y étais et aujourd’hui je la contemple de la mer. Vue superbe.
Toujours vent d’ouest… Visite de nos amis les dauphins.
Fin d’après midi, Jacques surveille les lignes quand le fil lui est arraché des doigts par un thon d’une quarantaine de kg. A 2m du bateau, désespoir, le poisson casse la ligne ! Du coup, nous allons apprécier la potée préparée par François.
Beau coucher de soleil et enfin nous devinons Gibraltar.
En début de matinée nous croisons au large de Malaga, puis de Marbella. Nous sommes dominés par le Mulhacen, superbe sommet enneigé qui culmine au sommet de la Sierra Nevada, à 3481m.
Voici quelques années, j’y étais et aujourd’hui je la contemple de la mer. Vue superbe.
Toujours vent d’ouest… Visite de nos amis les dauphins.
Fin d’après midi, Jacques surveille les lignes quand le fil lui est arraché des doigts par un thon d’une quarantaine de kg. A 2m du bateau, désespoir, le poisson casse la ligne ! Du coup, nous allons apprécier la potée préparée par François.
Beau coucher de soleil et enfin nous devinons Gibraltar.
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Mercredi 5 Novembre - Journal de bord
Rangement du bateau, fin des préparatifs, connection sur internet afin de connaître la météo et l’horaire des marées puis nous programmons notre départ vers 18h.
Nous larguons les amarres, mais à la sortie du port Paul nous informe que le bateau est ingouvernable et qu’il n’a plus rien à la barre. Le propulseur d’étrave nous permet d’accoster sans difficulté au ponton de la station service. Le diagnostic est surprenant : alors qu’il y a normalement 6 boulons qui tiennent le safran, nous constatons effarés que nous les avons perdus tous les 6, certainement suite aux très mauvaises conditions météo que nous avons rencontré. On n’ose pas imaginer ce qui se serait produit si cela avait eu lieu en pleine nuit, au cours de ces heures où la mer était démontée !
Vite, nous allons acheter de quoi réparer et après une grosse heure de travail, nous repartons.
Pour la 1ère fois depuis le début, nous avons eu une mer et un temps clément. Le ciel était très étoilé et il n’y avait pas un seul nuage. J’assure le premier quart avec Jeannot, puis avec François. Ensuite Jacques et Bruno prennent le relais.
Nous larguons les amarres, mais à la sortie du port Paul nous informe que le bateau est ingouvernable et qu’il n’a plus rien à la barre. Le propulseur d’étrave nous permet d’accoster sans difficulté au ponton de la station service. Le diagnostic est surprenant : alors qu’il y a normalement 6 boulons qui tiennent le safran, nous constatons effarés que nous les avons perdus tous les 6, certainement suite aux très mauvaises conditions météo que nous avons rencontré. On n’ose pas imaginer ce qui se serait produit si cela avait eu lieu en pleine nuit, au cours de ces heures où la mer était démontée !
Vite, nous allons acheter de quoi réparer et après une grosse heure de travail, nous repartons.
Pour la 1ère fois depuis le début, nous avons eu une mer et un temps clément. Le ciel était très étoilé et il n’y avait pas un seul nuage. J’assure le premier quart avec Jeannot, puis avec François. Ensuite Jacques et Bruno prennent le relais.
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Mardi 4 novembre - Journal de Bord
Enfin nous laissons durant la nuit le phare à tribord et franchement il finissait par devenir interminable, au point que Bruno l’avait surnommé « la Pointa de Mierda », puis nous arrivons dans le grand golfe d’Almeria. Il nous aura tout de même fallu 26 h pour faire à peine 7 à miles.
A l’entrée du port il y a un immense bateau grue que nous dépassons pour nous amarrer. L’étape est la bienvenue car tout le monde est bien fatigué. Les uns nettoient les réservoirs de gasoil, les autres se répartissent les achats de vivres ou encore d’accastillage (ancre, manilles, …) pour préparer la traversée suivante qui doit durer 4 ou 5 jours.
Après une bonne toilette, repos réparateur avec une nuit entière de sommeil sans avoir à se lever pour assurer le quart.
A l’entrée du port il y a un immense bateau grue que nous dépassons pour nous amarrer. L’étape est la bienvenue car tout le monde est bien fatigué. Les uns nettoient les réservoirs de gasoil, les autres se répartissent les achats de vivres ou encore d’accastillage (ancre, manilles, …) pour préparer la traversée suivante qui doit durer 4 ou 5 jours.
Après une bonne toilette, repos réparateur avec une nuit entière de sommeil sans avoir à se lever pour assurer le quart.
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Lundi 3 novembre - Journal de bord
Ce matin on a tous un peu de nostalgie, car nous savons que Yannick et Antoine doivent nous quitter, l’un pour retrouver son travail, l’autre l’école.
Après avoir ajouté quelques litres supplémentaires de gasoil, départ vers le sud. Beau temps, mer calme, mais le vent est encore contre nous, il y a du courant et nous n’avançons pas très vite.
Bruno, notre pêcheur attitré, pose les lignes. Nettoyages des winchs et là, bonne surprise : nous attrapons rapidement une bonite de près de 3 kg. Paul l’assomme, inonde le carré de sang et nous avec ! Mais il nous prépare deux beaux filets que nous mangerons en sashimi.
L’après midi, nous avons la surprise de nous faire rattraper par un sous marin, dont on ne voyait au début que le périscope et une partie de la tourelle, et qui provoque une énorme vague.
En milieu d’après midi, c’est un groupe de dauphins qui vient nous accompagner et nage de part et d’autre de la coque. De temps en temps, il sautent hors de l’eau en inclinant la tête pour nous regarder. Ils sont superbes, vifs et curieux.
En fin d’après midi, la côte est dégagée et le soleil apporte une belle lumière dorée. Par contre en mer c’est sombre et nous redoutons la pluie pour la nuit, d’autant qu’il y a des éclairs.
Alors que le moteur avait bien tourné toute la journée, il nous lâche en début de soirée. Impossible de redémarrer et après une vérification complète, on s’aperçoit que le filtre à gasoil est totalement colmaté. Démontage, nettoyage, et enfin le moteur tourne à nouveau comme une horloge.
Nous devons franchir la pointe Del Rio, mais avec un courant et un vent contraire notre progression à 4,5 nœuds n’est pas rapide et nous retarde.
Après avoir ajouté quelques litres supplémentaires de gasoil, départ vers le sud. Beau temps, mer calme, mais le vent est encore contre nous, il y a du courant et nous n’avançons pas très vite.
Bruno, notre pêcheur attitré, pose les lignes. Nettoyages des winchs et là, bonne surprise : nous attrapons rapidement une bonite de près de 3 kg. Paul l’assomme, inonde le carré de sang et nous avec ! Mais il nous prépare deux beaux filets que nous mangerons en sashimi.
L’après midi, nous avons la surprise de nous faire rattraper par un sous marin, dont on ne voyait au début que le périscope et une partie de la tourelle, et qui provoque une énorme vague.
En milieu d’après midi, c’est un groupe de dauphins qui vient nous accompagner et nage de part et d’autre de la coque. De temps en temps, il sautent hors de l’eau en inclinant la tête pour nous regarder. Ils sont superbes, vifs et curieux.
En fin d’après midi, la côte est dégagée et le soleil apporte une belle lumière dorée. Par contre en mer c’est sombre et nous redoutons la pluie pour la nuit, d’autant qu’il y a des éclairs.
Alors que le moteur avait bien tourné toute la journée, il nous lâche en début de soirée. Impossible de redémarrer et après une vérification complète, on s’aperçoit que le filtre à gasoil est totalement colmaté. Démontage, nettoyage, et enfin le moteur tourne à nouveau comme une horloge.
Nous devons franchir la pointe Del Rio, mais avec un courant et un vent contraire notre progression à 4,5 nœuds n’est pas rapide et nous retarde.
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mardi 11 novembre 2008
Port de Sidi Ifni en vue
Beaucoup de navigation au moteur pour gagner le port de Sidi Ifni au sud d'Agadir. Vent dans le nez. Dommage pour eux ! Bruno et Jacques reprennent l'avion et laissent la place à Jean-Jacques. Direction les Canaries, départ dans quelques jours. Bain, dauphins et omelettes aux cèpes... oui, oui !!
Tout cela est relaté avec le téléphone arabe... En espérant ne pas avoir trop transformé les propos de Françoise, qui m'a appelé aujourd'hui après avoir reçu un appel de François depuis les côtes marocaines.
Tout cela est relaté avec le téléphone arabe... En espérant ne pas avoir trop transformé les propos de Françoise, qui m'a appelé aujourd'hui après avoir reçu un appel de François depuis les côtes marocaines.
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lundi 10 novembre 2008
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